Banlieue 13 – Pierre MOREL - 2004
Ca bastonne sec. Et puis ce plan sur l'allumette, c'est vraiment too much of the ball. Vachement too much, comme tout film de la team à Besson.
4/20



Angles d'attaque – Pete TRAVIS - 2008
Un exercice de style narratif très bien calibré, avec tous les « angles d'attaque » en puzzle. On sent que les séries télé des années 2000 sont passées par-là. Inattendu et original, très efficace, mais du coup c'est trop court, et aucun personnage ne ressort du lot, ni l'intrigue. On a vu, vécu, revécu, et disparu. Une bonne impression générale, mais il n'en restera donc rien qu'une mécanique de scénario à la « 24 heures chrono », mais en une heure vingt. Dommage.
8/20

Le Nouveau protocole – Thomas VINCENT - 2008
Je crois que c'est la première fois que je vois Cornillac « jouer ». Et il faut avouer que chacun ici sait jouer. Le propos est intéressant, la réalisation est aussi convaincante que pêchue, mais le film finit hélas en eau de boudin. Un peu plus et c'était réussi.
10/20

Spartacus – Téléfilm de Robert DORNHELM - 2004
Elle est jolie l'actrice brune Rhona Mitra, déjà vue dans d'autres nanards...
6/20

60 secondes chrono – Dominic SENA - 2000
Les séries télé des années 2000 sont passées par là aussi tiens. Bon, sinon ça pue le navet à plein nez. Et c'en est un. Il y a juste une jolie Angelina.
5/20

Pur week-end – Olivier DORAN - 2007
Une suite de malentendus et de quiproquos, et un groupe d'amis ( qui rivalisent de lâcheté ) se retrouve poursuivi par la police. On sent l'envie de faire le film moderne à l'américaine. Mais ça n'ira pas au-delà du sous-film à la française. Là où « Les Randonneurs » échouait dans la comédie, cette ébauche échoue dans le gendarmesque.
5/20

I Want you – Michael WINTERBOTTOM – 1998
Un film fascinant. Un petit chef d'oeuvre. Une sombre histoire d'amour et de mort, filmée avec une grande finesse, même dans les scènes les plus violentes. On y voit des êtres écorchés se déchirer, s’aimer, se rejeter, tuer, le tout sans jamais pouvoir parler et échanger réellement. Se cacher des choses aussi, dont la vérité, qui est distillée scène après scène. A moins que chacun détienne sa propre vérité. Le symbole de ce silence des âmes est le jeune adolescent mutique, doux et innocent, qui enregistre les sons de la vie sur ses bandes magnétiques témoignant ainsi à la face du monde de sa souffrance et de son désespoir. Et puis il y a la mer, omniprésente, la mer théâtre de cette tragédie de Cornouailles, qui expulse les fossiles et avale les corps des défunts pour l’éternité. La mer silencieuse et changeante qui donne à ce film très personnel et original des couleurs de beau temps, de temps gris, de bleu nuit, ou d'ambre ensoleillée, reflets des émotions, des humeurs et des paysages intérieurs de chacun. Beaucoup aimé. Une atmosphère lancinante, au plus près du réel malgré l'esthétisme. On notera que je me garde bien d'évoquer la superbe interprétation de la superbe Rachel Weisz...
13/20

I-want-you-1998

Un soupçon d'innocence – Téléfilm d'Olivier PERAY - 2010
Excellent petit téléfilm, et excellentes interprétations de Pascale Arbillot et la petite Mélusine Mayance.
10/20

*La Couleur de l'argent – Martin SCORSESE – 1986
Surpris de m'en souvenir aussi bien, vingt ans après. Par contre, j'avais oublié que la réalisation est très correcte, et que la psychologie est plutôt bien rendue. Je croyais aussi que le looser était Newman et Cruise le beau gosse vainqueur, mais en fait c'est tout l'opposé. Le film suit clairement le vieux beau sur le retour ( suite de "L'Arnaqueur" de Robert Rossen ) qui prend sous son aile le jeune crétin prodige, avant de rouvrir les siennes.
10/20

Mon Homme – Bertrand BLIER – 1996
Ca commence comme du bon Blier, puis ça s'enlise très, trop "profond". Une désagréable impression qu'Anouk Grinberg est la pute du maquereau Blier. Beaucoup de mal à y déceler le romantisme sous-jacent.
5/20

Le Nom des gens – Michel LECLERC – 2010
Je m'attendais à une comédie enlevée, et en fait il y a trop de clichés simplistes sur la politique, le racisme, la famille, la société et les communautés pour me convaincre ou m'amuser vraiment. L'histoire d'amour est elle aussi incongrue, puisqu'elle va à l'encontre du premier axe humoristique, et semble totalement factice. Mais bon, on sent bien l'ambition du couple/scénariste de raconter leur petite histoire, et ça se regarde sans déplaisir. ( Par contre, César du meilleur scénario et de la meilleure actrice, je ne comprends pas du tout... elle est bien gentille Sara Forestier, mais elle ne joue qu'elle-même, petits seins qui dépassent inclus )
8/20

Iron Man II - Jon FAVREAU - 2010
Bon, faudrait songer à écrire trois lignes de scénario des fois. La débauche d'effets spéciaux ne peut pas tout cacher.
5/20

* * *

Jeremiah Johnson – Sydney POLLACK – 1972
Au début, c'est un peu « Construire un feu » de Jack London. Puis monsieur se construit une aptitude à vivre dans les montagnes, puis une famille, même « imposée », qu'il apprend à aimer, et avec elle une maison. La vengeance, elle s'impose d'elle-même. Un beau film apparenté à un western, mais plus humain, plus panthéiste. Quelques défauts mineurs de réalisation typiques des années 70, mais outre ces petits détails, un beau film.
12/20

The Set-Up ( Nous avons gagné ce soir ) - Robert WISE – 1949
Bon, déjà, les films de boxe, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé ( le seul que j'avais aimé, « Marqué par la haine » était déjà de Wise ). Mais avec un contexte de film noir, ça peut passer. Une fois n'est pas coutume, on commence par le match, dont on connait l'issue avant même qu'il ne débute. Et en fait il n'y aura quasiment que cela, ce qui est peu ( le film étant en temps réel, de l'heure sur l'horloge du début à l'heure sur l'horloge à la fin ). La scène finale donne tout son sens au titre français, et ma foi c'est plutôt poétique. Je trouve ça un peu mince, mais comme je ne m'attendais pas à un grand film, on s'en sort bien.
9/20

*Le Cercle rouge – Jean-Pierre MELVILLE - 1970
A la fin ( dans le parc du château de Brialy ), je me demande si le personnage de Bourvil ne regrette pas de ne pas être lui aussi un voleur, ou en tout cas de l'autre côté des menottes. Et puis, se faire descendre pour quelques malheureux bijoux, c'est un peu beaucoup. « Tout les hommes sont coupables » lui martèle son supérieur. Oui, mais coupable de quoi ? De voler les riches, ou de tuer les voleurs ? Bon, sinon, c'est un bon film noir qui prend son temps ( notamment lors du cambriolage, qui dure une plombe ). Un film d'ambiance qui fait le lien entre les Gabin ( les scènes de bar ) et les Corneau à venir. Mais rien d'extraordinaire non plus. Je réalise seulement maintenant qu'il n'y a aucune femme, aucune histoire d'amour. Ca doit jouer sur mon appréciation... ( et j'aimerais aussi qu'on m'explique comment les deux tueurs lancés à la poursuite de Delon font pour retrouver sa trace, en pleine cambrousse, sans même savoir quelle voiture il a... )
9/20

*Les Egouts du paradis – José GIOVANNI – 1979
J'avais un bon souvenir de ce film vu enfant. Mais en fait il n'y a quasiment rien. Si ce n'est la fascination de Giovanni pour les truands.
6/20

*Ben-Hur – William WYLER – 1959
Lorsque j'avais vu ce film, enfant, je ne pouvais concevoir que c'était un grand film. Je ne connaissais rien à l'Histoire, aux religions. Et la force de ce film est de dépasser l'idéologie judéo-chrétienne, de faire du héros un juif qui est « adopté » par Rome. Ce qui lui importe, ce n'est pas son dieu et sa religion, mais bien son peuple opprimé. Ensuite, pour un péplum, tous les aspects purement cinématographiques sont particulièrement réussis : le cadre, l'image, les décors, la musique de Rosza... c'est du grand spectacle quoi. Bon, j'aime moins la fin, avec le petit Jésus. Et justement j'eusse adoré qu'ils l'intitulassent "Judas": c'eût été grand.
« Un seul dieu, j'admets encore, mais une seule femme... ce n'est pas civilisé »
« Elle n'a jamais cessé d'y croire... – Je l'espérais mais je n'y croyais pas »
10/20



*Douze hommes en colère – Sidney LUMET – 1957
Un très bon film. Déjà, ça commence très fort avec un plan-séquence ( ci-dessous de 2'50 à 9'19 ), qui ouvre les débats. Ensuite, comme il y aurait beaucoup de choses à dire, je préfère laisser la parole à l'ami Gilles, qui a fait une belle analyse philosophique du film, pour traiter du concept de « vérité ».
12/20



Ocean's Eleven ( L'Inconnu de Las Vegas ) – Lewis MILESTONE – 1960
Ca prend une heure à démarrer, et dès que ça commence, c'est déjà fini. Mais finalement, c'est pas plus mal. Le remake de Soderbergh est vraiment plus riche en situations et en enjeux, en jubilation, et sans temps morts.
7/20