*Nelly et monsieur Arnaud – Claude SAUTET – 1995
Un beau film en guise d'adieu pour le plus grand cinéaste français. Une ode à la femme et à l'amour de la femme aussi, ce qui revient au même. On ne dit au revoir qu'aux femmes qu'on aime ou qu'on a aimées. Sans doute le dernier grand film d'Emmanuelle Béart, dont le chef d'oeuvre restera définitivement leur précédent « Un Coeur en hiver », un de mes films préférés.
( De faux raccords dans la scène du restaurant, celle de l'affiche... )
12/20

Retour au Caucase – Documentaire de Stéphane BERGOUHNIOUX - 2014
Depardieu au Caucase sur les traces d'Alexandre Dumas avec Mathieu Sapin. Dépaysant.
6/20

Comme s'il en pleuvait – Pièce de Sébastien THIERY – 2014
Ca partait bien, mais au bout d'un moment ça part dans le foutraque pète couilles exponentiel, j'ai lâché prise quand apparaît le voisin.
?/20

Meurtre à Rocamadour – Téléfilm de Lionel BAILLIU - 2014
C'était mieux que le précédent de la série. Une trame qui se tient, du dialogue et un soupçon de thèmes religieux de bon aloi. Par contre la claustrophobie du flic, c'est un peu capillotracté, je sais de quoi je parle. Le joli minois de Gaëlle Bona dans un tout petit rôle, et pour une fois ce n'est pas elle la meurtrière dites donc.
7/20

X-Men III : l'affrontement final – Brett RATNER - 2006
Regardé un peu le début, puis pas trop suivi. Ca m'indiffère totalement en fait, toutes ces histoires de mutants. Pour moi ça ne dit rien, ça ne raconte rien, plus il y a d'action moins ça transmet quelque chose. Ca ne me divertit pas, ça m'ennuie. Si encore il y avait un peu de suspens, une trame prenante, une idée, mais non, rien.
4/20

Ma vie au grand air – Téléfilm de Nicolas HERDT – 2013
Elle est vraiment douée pour le drame et la comédie mon Armelle deutsch adorée. Dommage qu'elle n'ait pas davantage d'opportunités de qualité. Bon, cela dit c'était plaisant à suivre, bon enfant, gentillet, voire amusant. Dollé et Grodt étaient bien aussi.
8/20

Never back down – Jeff WADLOW - 2008
Un ado qui devient un pro de la bagarre pour séduire la blonde Amber Heard. Distrayant.
7/20

*The Skulls, sociétés secrètes – Rob COHEN – 2000
Ah bah j'avais déjà vu. Peut-être qu'en étant plus noir ça aurait marché, là ça fait quand même bien gentillet.
7/20

Ca va passer mais quand ? - Téléfilm de Stéphane KAPPES – 2013
Freiss et Gayet et leur fille qui fait sa crise d'ado. Traitement comique de téléfilm mal fichu.
5/20

*Le Bon plaisir – Francis GIROD – 1981
Je n'en avais plus aucun souvenir. De bons comédiens ( Deneuve, Serrault, Trintignant, Girardot ), mais la trame est un peu poussive.
6/20

Habemus Papam – Nanni MORETTI – 2011
Mouais, alors le début est un peu amusant, disons qu'on sourit. Puis on s'ennuie. Il pourrait y avoir quelque chose, avec la troupe de théâtre, mais non. Le film s'enlise dans la marasme du personnage.
6/20

Infidèles – Jean DUJARDIN & Gilles LELLOUCHE & Nicolas BEDOS – 2011
Mmm, pas trop rentré dedans. Une vision masculine et machiste du couple et des relations sentimentales. Peu d'intérêt. Des séquences inégales et assez mal fichues ( la séquence Lamy mal réalisée ). La seule amusante est la réunion des infidèles anonymes, à la Dieudonné, avec Sandrine Kiberlain.
5/20

Dream House – Jim SHERIDAN – 2011
Regardé pour Rachel Weisz. Mais le film a bien 20 ans de retard. Tous les poncifs du genre, tous les clichés du thriller d'horreur à base de maison lieu du crime et personnage psychotique, un must du ratage. Rien de crédible, tout est prévisible et téléphoné, une succession de scènes et de rebondissements attendus. Ratage complet.
5/20

Upside Down – Juan SOLANAS – 2012
Un très chouette film de légère SF poétique. Il faut adhérer à l'univers, impossible, mais une fois qu'on accepte l'idée, le film avance et propose une jolie petite histoire sans grands défauts.
10/20

Pars vite et reviens tard – Régis WARGNIER – 2007
Le film est plutôt sympa à suivre, plus que les téléfilms de Dayan, mais par contre j'aurais bien vu Anglade à la place de Garcia, qui à mon sens n'a strictement pas la gueule de l'emploi. Quant à l'histoire du héros avec sa Camille musicienne, perso ça me parle, mais je ne vois pas l'intérêt. Et pour Marie Gillain, je m'en doutais : pourquoi prendre une actrice connue pour un si petit rôle sinon ? C'est idiot.
8/20

Baptiste Lecaplain se tape l'affiche – Spectacle - 2013
Un peu drôle, mais pas des masses. Je le trouve plus drôle dans la répartie hors spectacle.
6/20

*Clara et moi – Arnaud VIARD – 2004
C'est moi où ils nous passent par le plus grand des hasards la totale de la filmographie de la Gayet ces dernières semaines sur la TNT ? Où on la voit nue en plus. Rooh la la... Bon c'est mignon, la rencontre est jolie, on a envie d'y croire, mais après ? Au début, pour bien nous montrer que c'est aérien et enchanteur, ça chante en bord de Seine la nuit, c'est naïf. Puis on sent que le scénariste veut nous concocter un drame, alors soudain l'héroïne est séropositive, et tout se complique entre eux. Jusqu'à leur séparation. Et voilà. Bon alors on voulait qu'il se passe quelque chose, mais était-il indispensable d'en arriver là, pour rien ? Autobiographique, sans doute.
6/20

Cherche fiancé tous frais payés – Téléfilm de Aline ISSERMAN - 2007
Vu et revu. Pas grand chose de neuf. D'autant que le jeu romantique entre les deux protagonistes est totalement écarté, jusqu'à la dernière seconde, ridicule. Il ne reste qu'un petit aperçu de Bretagne.
5/20

*Mississippi Burning – Alan PARKER – 1988
Réussi, dénonciateur d'une infamie, mais comme la première fois il y a une vingtaine d'années, ennuyeux.
7/20

Crapuleuses – Téléfilm de Magaly RICHARD-SERRANO - 2011
Une bonne petite chronique moderne, bien écrite, bien jouée, avec une montée en puissance.
8/20

Super-héros Movie – Craig MAZIN – 2008
Un pastiche débilo-gamin-rigolo du Spiderman de Raimi et divers autres comics movies.
6/20

Chateaubriand – Téléfilm de Pierre AKNINE - 2009
Un petit téléfilm bien réalisé, mais qui ne fait qu'effleurer les différentes périodes de la vie du bonhomme. Du coup, il n'en ressort pas grand chose. Si ce n'est la belle prestation de mon Armelle Deutsch.
6/20

Le Casse du siècle – Michael RADFORD - 2007
Un bon petit film de casse quelque peu original, mais anecdotique.
7/20

Rizzoli & Isles, autopsie d'un meurtre – Série américaine, Saison 3 - 2012 - Episodes 8 à 12
Ca ronronne beaucoup trop, on se fout totalement de cette histoire de bébé, mais ça va encore.
7/20

Candice Renoir – Série, Saison 2 – 2013 - Episodes 8 à 10
En fait j'aime bien cette série. Ca me fait penser à Columbo. Et en fait j'aime bien le rôle de Cécile Bois. Elle enquête avec minutie, avec son oeil de femme et de mère, et ça fonctionne. Je préfère ça à toutes les circonvolutions d'experts dont on est abreuvés dans toutes les séries états-uniennes. Ici, c'est la logique, l'observation, l'aspect humain, ça change et ça fait du bien.
8/20

Da Vinci's Demons – Série de Brian NELSON, Saison 1 - 2013 - Episodes 1 à 10
C'est intéressant, et plutôt bien fait, hormis quelques incrustations. Un peu court pour une première saison, ce serait bien qu'il se passe vraiment quelque chose dans la suivante. Belle actrice cette Laura Haddock.
8/20

Revolution – Série de Eric KRIPKE et J.J. ABRAMS, Saison 1 - 2012 - Episodes 1 à 3
Je tente un peu, pour voir.
8/20

Sherlock – Série britannique de Steven MOFFAT, Saison 3 – 2014
Episodes 2 – Un épisode disparate, confus, on se demande un peu où ça va et ce qu'on fout là-dedans - mais qui finit par se résoudre, et recoller les morceaux.
8/20

Vieux films

Larmes de joie – Mario MONICELLI - 1960
On est dans le film italien tel que je les aime. Poétique, nostalgique, nocturne, doux-amer. Encore une belle petite adaptation de Moravia.
8/20

Du Sang dans le désert – Anthony MANN – 1957
Pas trop suivi, il faudrait que je le revois. Mais le méchant qui se fait tuer par le jeune shérif et qui tombe sur la caméra, un grand moment.
?/20

Un Drôle de couple - Gene SAKS - 1968
Mouais, c'est amusant cinq minutes.
5/20

*Un Taxi pour Tobrouk – Denys de la PATELLIERE - 196
Un bon film d'hommes, d'amitié, de dialogues savoureux. La fin montre bien l'absurdité de la chose. Pour un peu on se croirait dans un Verneuil, tellement c'est maîtrisé. Mais la situation et le décor sont trop "statiques" pour m'emporter au-delà d'un bon moment.
8/20

Le Retour de Frank James – Fritz LANG – 1940
Gene Tierney petite journaliste rencontre et tombe amoureuse Franck James, qui se fait passer pour mort pour mieux venger son frère Jessie.
6/20

Représailles en Arizona – William WITNEY - 1965
Un western de bonne facture, mais jamais vraiment captivant. Et puis pourquoi commencer pendant dix minutes sur le personnage de Quantrill en en faisant le méchant absolu pour l'oublier aussitôt et passer à une tout autre histoire ? C'est stupide. Une scène forte : quand le héros voit son frère se faire tuer sous ses yeux sans pouvoir réagir parce qu'il est infiltré chez les bandits.
8/20

*Les Sept mercenaires – John STURGES – 1960
Un must, indéniablement. Sturges savait réaliser de très bonnes choses, à ses débuts du moins. Faudrait que je regarde le Kurosawa un jour quand même...
10/20

 

nelly_et_monsieur_arnaud_1995Des groupes d'amis, des cafés, de la musique parfois juste un peu mélancolique, mais chaleureuse. Les films de Claude Sautet ont toujours donné une impression de convivialité et de solidarité. Le public des années 70 aimait ce cinéma qui avait l'air confortable. Rassurant. En un mot : bourgeois. Même si cette impression n'a toujours été qu'une illusion. Des "Choses de la vie" à "Une histoire simple", en passant par "César et Rosalie" ou "Vincent, François, Paul et les autres", Sautet n'a cessé de mettre en scène des personnages déchirés, amers, en lutte contre leurs sentiments ou contre la société. Avec "Nelly et Mr. Arnaud", son treizième film, Sautet fait le vide, se dépouille des apparences. Comme son personnage Mr. Arnaud se débarrasse de son passé en écrivant ses mémoires, en donnant tous ses livres, en abandonnant, finalement, son appartement...

Les motifs (cafés, copains, etc.) et les figures de style (dialogue explicatif, caméra discrète) demeurent. Mais profondément retravaillés. Epurés. Les cafés ne sont plus des cocons où la foule, la fumée et les bavardages rassurent, protègent. Maintenant, on est face à face, et les mots qu'on échange sont essentiels. Les copains ? Ils ne sont plus d'aucun secours. De ses portraits de groupe en forme de chorale, Sautet était passé à la musique de chambre avec le magnifique "Un coeur en hiver".

Dans "Nelly et Mr. Arnaud", la musique naît de la seule harmonie des éléments qu'il met en place. Il n'a (presque) plus besoin d'histoire non plus. Celle-ci tient en une phrase : un retraité aisé, ancien juge devenu homme d'affaires, engage une jeune fille pour taper à domicile le manuscrit de ses mémoires. Juste un thème, comme en musique, mais appelé à s'enrichir de variations subtiles. Juste un face-à-face répété, jour après jour, mais qui se module au gré des incidents, des rencontres et des affrontements de Nelly et Mr. Arnaud avec leur entourage respectif. Pour elle : un homme qu'elle n'aime plus (Charles Berling), un autre qu'elle pourrait aimer (Jean-Hugues Anglade). Pour lui : une femme qu'il aime peut-être encore (Françoise Brion), un ami parasite encombrant (Michael Lonsdale). Autant de fausses notes, en quelque sorte, mais qui ne cessent de nourrir le thème principal. "Nelly et Mr. Arnaud", c'est une relation intense et belle parce qu'au contact de l'autre chacun va se dévoiler, s'éclairer. Le vieil homme raide et solitaire, devient généreux, attentif ; et la jeune femme, peut-être un peu moins intransigeante. Mais leur relation reste impossible.

Car dans l'univers de Claude Sautet, aucun personnage n'a la force de se lier profondément, amoureusement. C'est une souffrance. Mais rompre, s'oublier, s'éloigner est une douleur tout aussi insupportable. Tous sont ainsi condamnés à chercher un semblant de stabilité sur un terrain toujours plus glissant. Les sentiments se dévoilent à contretemps. Les mouvements, les gestes qui peuvent rapprocher Nelly et Mr. Arnaud sont constamment arrêtés, suspendus, brisés dans leur élan. Il y a de la douleur à vivre : c'est autour de ce thème que Claude Sautet a toujours composé ses films. Mais, ici, il ne la masque plus, il la met au jour. Avec une extrême pudeur. En jouant en virtuose des instruments que sont les acteurs : face à un Michel Serrault bouleversant de gravité et d'ironie mêlées, Emmanuelle Béart laisse apparaître une nouvelle maturité splendide, et la mélodie secrète du film émane de chacun de leurs mots, de chacun de leurs gestes. Comme lorsque Mr. Arnaud s'approche de Nelly, endormie, et ose à peine tendre la main vers elle comme pour effleurer, peut-être, une fois encore la vie. On se dit alors qu'il y a du Tchekhov chez Sautet : les personnages cherchent longtemps comment vivre pour s'apercevoir, trop tard, que la vie est déjà passée

- Philippe Piazzo ( in Télérama )