Ma vie avec moi...

Art, musique, cinéma, BD, photo, philo, rencontres, journal intime, chroniques, élucubrations...

02 juillet 2009

Moscovici candidat à l'échec de 2012

Après François Hollande et Manuel Valls, c’est au tour de Pierre Moscovici d’évoquer sa possible candidature à l’élection présidentielle. Sachant que Ségolène Royal et Laurent Fabius sont déjà sur les rangs et d’autres en réserve (DSK, Aubry, Delanoë), le trop-plein s’aggrave. Trop longtemps N°2 de Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici voit passer sa carrière politique avec une certaine angoisse. Alors que les jeunes pousses du Parti Socialiste (Hamon, Valls) commencent à se faire un nom, lui n’arrive toujours pas à véritablement émerger. C’est sans doute pourquoi il vient d’annoncer qu’il était candidat à la candidature, rallongeant encore une liste de postulants dont la longueur ne sera pas à porter au crédit du PS en 2012...

« Je pense avoir les qualités d’un leader politique » : c’est pour cette raison (répétée deux fois) que Pierre Moscovici dit vouloir être candidat, après avoir pourtant dénoncé la guerre des égos au sein de son parti. Ce n’est pas pour défendre un projet, une vision de la France. Pierre Moscovici estime en toute modestie qu’après Dominique Strauss-Kahn, il est le mieux à même au sein de son parti pour être candidat à la présidence de la République. Il veut être « utile à son parti et à son pays ».  Ce n’est sans doute pas un hasard si Pierre Moscovici parle de son parti avant son pays sans même que cela attire l’attention du journaliste. Les dirigeants du Parti Socialiste placent l’intérêt de leur parti avant celui de leur pays. Ce qui compte, ce n’est pas que la France aille mieux : d’ailleurs, il n’en parle pas. Ce qui compte, c’est que le Parti Socialiste revienne au pouvoir pour qu’ils puissent enfin retrouver les ors de la République. C’est l’ensemble de la tête du Parti Socialiste qui est pourrie. Après, il ne faut sans doute pas trop accorder d’importance à cette candidature à la candidature. Pierre Moscovici espérait devenir premier secrétaire du PS il y a un an, et il a fini par retirer piteusement sa candidature, préférant ne pas compter des troupes qu’il savait bien légères… Mais son comportement, à la fois prétentieux, ambitieux et désintéressé de la chose publique est sans doute une bonne illustration de la réalité des dirigeants d’un parti dont il n’y a rien à attendre.

Nicolas Sarkozy et François Bayrou ont de la chance : non seulement le Parti Socialiste ne tire aucune leçon de ses échecs, mais il persiste plus que jamais dans ses erreurs. Un socialiste n’est pas prêt de revenir à l’Elysée.


Laurent Pinsolle in Marianne2.fr

* * *

J'apprécie beaucoup Moscovici, pour moi en effet le leader le plus apte au sein du PS, et l'un des rares à pouvoir rassembler ce qu'il reste de troupes. J'avais d'ailleurs souhaité qu'il devienne son premier secrétaire. Mais comme mon affection pour le PS s'étiole de plus en plus, j'approuve assez globalement cet article. Comme il manque singulièrement de popularité, il ne risque pas de réussir les primaires, comme cet automne, où tout le monde finissait par l'abandonner. J'ai donc de plus en plus confiance en un retour progressif de Bayrou, sur des problématiques et des oppositions fortes.

Posté par Kali_007 à 22:22 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

01 juillet 2009

Pourquoi 31 jours en Juillet-Août et 28 en Février ?

Notre calendrier actuel est grégorien. Il apparut en réforme du calendrier julien, qui lui-même est une réforme du calendrier romain. Le calendrier romain, en vigueur jusqu'à 45 av. JC, était composé comme suit :

  • Martius, (mars) :  31 jours, nommé ainsi en l'honneur du dieu romain Mars
  • Aprilis (avril) :  30 jours, dédié à la déesse grecque Aphrodite, désignant l'ouverture de l'année
  • Maius (mai) :  31 jours, en l'honneur de Maia, une très ancienne déesse romaine, compagne de Vulcain
  • Iunius (juin) :  30 jours, en l'honneur de la déesse romaine Junon
  • Quintilis (juillet) :  31 jours, de « quintus » comme le cinquième mois
  • Sextilis (août) :  30 jours, de « sextus » car il s'agit du sixième mois
  • September (septembre, le septième) :  30 jours
  • October (octobre, le huitième) :  31 jours
  • November (novembre, le neuvième) :  30 jours
  • December (décembre, le dixième) :  30 jours

Or, il manquait deux mois, soit environ 61 jours. Sans rentrer dans les détails, ces jours « de marges » permettaient de réajuster le calendrier selon les lunaisons (car ce calendrier était basé sur la lune). Et en Hiver, on arrêtait de compter les jours. Puis arriva Jules César. Afin d'éviter un décalage des saisons, il indexa le calendrier sur le soleil, sur le conseil d'un astronome grec, Sosigène d'Alexandrie. Ils décidèrent que l'année civile comporterait 365 jours. Or, l'année solaire dure 365,25 jours (pensaient-ils à l'époque - en réalité, il s'agit de 365,2422 jours). Il fallait donc palier ce retard sur ce calendrier solaire (365 contre 365,25).  Ainsi, il fut décidé que les années dont le millésime serait divisible par quatre compteraient 366 jours au lieu de 365. Dès lors, tous les quatre ans, on répéterait le sixième jour avant les calendes de mars, appelé “ Sextus ante Kalendas Martias ”. Le jour ajouté fut alors baptisé “ bis sextus ante Kalendas ”. C'est de là que provient le terme “bissextile”.

Concrètement, pour Jules César, une année comporterait 12 mois alternant successivement 31 et 30 jours. On retire un jour à Février pour obtenir un compte de 365 jours (sauf année bissextile). On avait ainsi le mois Quintilis qui comportait 31 jours, et le mois Sextilis 30 jours. Or, tout le monde connait l'égo démesuré de Jules César. Ainsi, en son honneur, on décida de donner le nom de Jules César à un mois de l'année. Mais il était totalement impossible de toucher à Januarius, Februarius, Martius, Aprilis, Mayus et Iunuis qui portaient déjà le nom de divinités. Ainsi, ce fut le mois juste après ceux des dieux, Quintilis, que l'on baptisa Julius, qui deviendra plus tard le Juillet que l'on connait.

Jusque là, nous avons toujours des mois qui alternent régulièrement 31 et 30 jours (Julius en comportant 31 et, celui d'après, Sextilis 30). Cependant, la réforme des années bissextiles imposée par César fut mal appliquée, car mal-comprise. En effet, on rajoutait un 366e jour tout les 3 ans, au lieu de 4. Il fallu donc une nouvelle réforme pour rectifier ce calendrier décalé. Ce fut l'un des successeurs de Jules César à la tête de l'Empire Romain qui fut à l'origine d'une réforme du calendrier Julien : Auguste. En son honneur, le Sénat décida de donner le nom d'Auguste à l'un des mois de l'année, comme ce fut le cas pour Jules.Ces sénateurs décidèrent de renommer le mois juste après Julius. Ainsi, Sextilis devint Augustus (aujourd'hui Août). Mais cela posa un gros problème d'égo à Auguste ! En effet, Augustus ne comportait que 30 jours ! Rendez-vous compte, un jour de moins que le mois de Jules César ! ! Sans attendre, les sénateurs rajoutèrent un jour à Augustus et en retirèrent un au dernier mois d'hiver.

Voila pourquoi Juillet et Août ont tous deux 31 jours alors qu'ils se suivent dans le calendrier. Et également pourquoi il n'y a que 28 jours en Février.

Posté par Kali_007 à 23:32 - Articles divers - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 juin 2009

Lettre ouverte de Joseph Tual à Nicolas

C'est l'esprit tranquille que je me rendrai à la convocation de Nicolas Sarkozy. Les policiers, eux, ma foi, ne font que leur boulot. Ils ne sont en rien responsables de cette situation qu'eux-mêmes qualifient d'ubuesque. Ils sont simplement manipulés et détournés de leur mission de service public, comme nous à France Télévisions et dans bien d'autres entreprises publiques. Le diktat est simple. Le mot d'ordre est « vous êtes tous à ma botte, les têtes qui dépassent seront toutes coupées » : voilà le message de monsieur Sarkozy, dont acte ! Tu es président de la République, ok ! Je vais à la convoc, mais après ? Tu vas me faire quoi ? Me passer au karcher ? Tu dis qu'on ne t'a pas respecté, mais Nicolas, pour cela, il faut être respectable, et d'abord respecter son prochain. François Mitterrand ou Jacques Chirac auraient pu venir même à pied de l'Elysée jusqu'à France Télévisions, seuls ou accompagnés de deux ou trois gardes du corps. Crois-moi, personne ne leur aurait manqué de respect ni importunés. Ils seraient rentrés à France Télévisions sans difficultés, tranquillement. Etre président de la République en France, visiblement, ne consiste pas uniquement qu'à être élu. Il faut savoir occuper la fonction, avoir de la hauteur, altitude et attitude que le poste impose. Pour tout cela, dans ton cas, Nicolas, il faudra, je le crains, pour nous citoyens français, attendre encore, et longtemps.

Ceci dit, de nombreuses personnes parmi mes proches, me demandent de t'expliquer qui je suis, moi, Joseph Tual, carte de presse 60128, et ce, probablement, pour que tu puisses mieux évaluer le problème, et logiquement, demander poliment, Nicolas, aux personnes en charge du scénario de ce mauvais feuilleton d'y mettre un terme. Je suis arrivé à France 3 en 1987. Je suis à l'époque journaliste reporter d'images, en bref un caméraman d'actualités. Politiquement, la France cohabite. Et moi, on m'envoie systématiquement, tous les jours ou presque, avenue d'Iéna, où la guerre dite des ambassades, entre la France et l'Iran, fait rage, fait sans précédent dans notre pays. A la baguette ? Môssieur Pasqua ! Tu sais, le gars qui voulait terroriser les terroristes ! Wahid Gorji est réfugié dans l'ambassade d'Iran. Personne ne le connaît encore, moi je l'ai filmé. Mes images ont fait le tour du monde, et un an après, rebelote : le débat du second tour de la présidentielle, Chirac-Mitterrand, tu sais « les yeux dans les yeux, je le conteste ». Les deux hommes se lancent Gorji à la figure : deux mois entiers de planque, pour une poignée de secondes à l'antenne. Il faut dire que je suis très tenace. Je suis né en Bretagne en 1961, j'ai couvert la fin de la guerre Iran-Irak, des deux côtés, et je me suis fais copieusement tirer dessus par tous les belligérants. J'ai filmé dans la ville d'Halabja (Kurdistan iranien), quelques jours après le terrible bombardement à l'arme chimique. Je te laisse imaginer la vision d'épouvante ! Je filme ! Des images qui informeront… Tu connais la suite, j'en suis sûr…

Pour moi, les années 1988, 1989, 1990, furent très denses sur le plan professionnel. En 1989, le bloc de l'est craque de toutes parts. Je suis à Prague pile poil au moment où Vaclav Havel prend la parole place Venceslas. Quand j'y repense, j'ai des frissons… donc plein de reportages que France 3 diffuse. Puis c'est au tour de la Roumanie de vouloir se débarrasser de son Nicolaï. J'arrive donc dans Bucarest le 21 décembre 1989. Gros bazar dans la ville. Ambiance de rumeurs diverses et variées, toutes dramatiques. Je suis avec mes collègues de la 5, que De Carolis n'a sûrement pas oubliés. Gibault, Dutertre et Calderon. Nous sommes devant un hôtel glauque de la banlieue à nous demander tous : « que fait-on, où va-t-on ? » Jean-Louis Calderon, avec son équipe, part pour la place de la République. Nous aussi, mais en route, nous rencontrons une colonne de chars. Leur objectif : protéger la télévision, où la révolution audiovisuelle bat son plein. J'ai passé la nuit dans l'immeuble de la télé roumaine. Une nuit à se faire tirer dessus sans discontinuer, où les rumeurs, là encore, allaient bon train. Je me souviens encore de l'une d'elles : « la Securitate est au quatrième étage ». Nous, on était au huitième, donc ambiance lourde genre : « plus que quatre étages et ce sont mes dernières images ». Jean-Louis Calderon et son équipe vivent la même situation à quelques encablures de nous, sur la place de la République. Mais au cours d'une manœuvre d'un char, Jean-Louis est écrasé. A la morgue, je t'assure, Nicolas, je n'en menais pas large. Tu vois, pour Jean-Louis et en mémoire de son travail, j'irai à ta convoc. Ensuite ce fût la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, des révolutions presque festives comparées aux autres. Puis vient la première guerre du Golfe. Je suis là, en Irak, avec les boucliers humains, les expats, retenus par Saddam Hussein. Puis la Jordanie, les manifs, puis le grand prix de karting à Amman, une grande et heureuse rigolade avec le grand, très grand, journaliste Paul Marchand. Pour lui, et en hommage à son travail, j'irai à ta convoc, Nicolas.

Je pourrais aussi te parler de l'année 1994, d'une église à Kibuyé au Rwanda. Mais je n'en ai vraiment plus le cœur. C'est dans ce pays que je pense avoir le plus psychologiquement souffert. Passons. Il y a eu des moments très durs aussi en ex-Yougoslavie, la guerre et sa barbarie. Tous ceux qui la connaissent le savent bien. Quinze années pleines et entières avec ma caméra pour toi, et ceux qui regardent France 3. Cette caméra qui, elle, aura eu raison de mon dos : mes vertèbres ont rendu l'âme en 2001 quelque part dans la vallée du Panchir, en Afghanistan. Exit donc la caméra. Depuis, je cause dans le poste. Problème : je cause comme je filmais. Tout près de mon sujet, au taquet, direct dedans, sans mise en scène. L'info, rien que l'info. C'est peut-être là que ça coince pour toi. Le journalisme dit d'investigation est devenu l'évolution logique et naturelle de mon expérience passée. Chose que personne ne conteste à France 3. L'affaire Ben Barka, que je connais bien, a visiblement du mal à passer chez toi. Je n'aurais peut-être pas dû informer le public de France 3 que le juge en charge du dossier avait signé cinq mandats d'arrêts internationaux contre d'éminents représentants de la haute hiérarchie sécuritaire marocaine. Des personnes que tu as saluées. Oui, je sais, cela coïncidait avec ta première visite d'Etat au Maroc en tant que président de la République. Et je me rends bien compte que Mohammed VI et ses copains n'ont pas été très sympas, du coup, avec toi et ta délégation. C'était le 22 octobre 2007. Ah, j'oubliais, mon dirlo était dans ton charter commercial ! Faut vraiment pas lui en vouloir, il n'était pas au courant. D'ailleurs, les Alaouites lui ont réglé royalement sa note d'hôtel, sans rancune je crois.

Bon, je sais aussi qu'avant tout cela, j'ai investigué dans l'affaire Guy-André Kieffer, tu sais ce journaliste disparu à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 16 avril 2004. Je t'ai quelque peu grillé la politesse. Tu avais gentiment reçu la famille de mon confrère le 22 août 2007. Et moi, j'en ai profité pour diffuser ce reportage où l'on voyait ce témoin qui racontait avec force détails et in situ, comment les préposés à la sécurité du clan Gbagbo, s'étaient débarrassés de Guy-André Kieffer. Je te passe le coup sur l'affaire Boulin, où dans mon reportage, Raymond Barre parle de l'assassinat de son ministre du Travail par le RPR, et l'affaire dite du Beach de ton ami Sassou N'Guesso, ou l'affaire Borrel, l'affaire Mecili, etc. Je ne vais pas non plus te remémorer un autre de mes dossiers qui d'ailleurs n'a pas encore abouti, mais que tu connais sûrement… Ah, une vieille marotte que cette histoire, qui ne demande qu'à être connue de l'ensemble de nos concitoyens. Je me demande toujours pourquoi ce monsieur, élu des Hauts-de-Seine, qui t'est si proche et si fidèle, n'est toujours pas ministre de la Justice… Je vais m'en tenir là. Ah j'oubliais, désolé pour la mise à l'antenne, le 18 juin dernier, du rapport Nautilus sur l'attentat de Karachi en 2002, qui tua onze de nos compatriotes. Je ne pensais pas que cela pouvait te rendre si chafouin. Je pourrais encore t'écrire des pages et des pages sur mon activité journalistique, que tu connais bien grâce à ton réseau d'oreilles. Mais je crains que cela ne lasse les autres lecteurs.

Alors revenons-en au fait. Donc on me convoque le 2 juillet à 10 heures, pour cette histoire de cornecul dite du « Off Sarkozy à France 3 ». Tu veux me coller ça aussi ? Nicolas, je suis désolé de te le dire, je ne suis ni un voleur ni un receleur, ni un contrefacteur. La présidence de France Télévisions le sait très bien, puisque leurs enquêteurs internes ne m'ont même pas auditionné. Et je ne peux pas m'attribuer l'œuvre d'autrui qui, il est vrai, avait un fort coefficient informatif sur ton Toi. Désolé, c'est pas moi ! Tu auras retenu la leçon que passer à la télé, ça n'a pas que des avantages. Mais ne t'inquiète pas, je te fais confiance, tu trouveras bien autre chose pour me punir. Ah, j'oubliais, si je te tutoie, c'est que tu as commencé il y a bien longtemps au siège du RPR, rue de Lille, et encore en 2007 dans une cabine de maquillage de France 3. Allez, au revoir Nicolas, je tâcherai de t'envoyer des news de temps en temps. Bien entendu, je t'invite toi et tous ceux pour qui la liberté d'informer et la démocratie sont des notions fondamentales dans notre pays, à venir le 2 juillet, vers 9 heures, au 122-126, rue du Château des Rentiers, dans le XIIIe arrondissement, à Paris. Je crois que nous aurons des débats et des échanges fructueux quant à l'avenir de la presse libre et donc libérée, je l'espère, en France.

* * *

Non mais c'est pas complètement insensé cette affaire ? On va mettre en prison celui qui a filmé "Casse-toi pauv'con" aussi, comme le jeune homme à Aubagne en Novembre 2006, condamné à quatre mois de prison ferme pour avoir traité notre bon président de "fils de pute" ? Il faudrait peut-être qu'on essaie de se recentrer sur les choses importantes dans ce pays, et qu'on arrête de nous faire chier dès que le nabot a un pet de travers. Qu'il écoute, et qu'il ne tienne pas compte, comme pour les grèves. Je lui rappelle qu'il s'y dit des choses bien moins plaisantes à son encontre à ces moments-là. Retrouvons donc un peu de nos anciennes libertés républicaines, enfin, tâchons de préserver les dernières encore inviolées. 

29 juin 2009

Mes films de Juin

"Le Talentueux Mr Ripley" d'Anthony MINGHELLA - 1999
Revu ce remake très bien foutu, sans doute ( comme "Le temps d'un week end" ) plus efficace et plus direct ( je ne me souviens pas du dialogue sur la part d'ombre, la clef, etc, et donc de la pertinence du titre dans l'original ), mais un poil trop propre, justement. Des acteurs excellents, une réalisation ensoleillée, bref, c'est très réussi, mais on ne peut s'empêcher de penser à Delon, à Ronet et aux yeux bleus océan de la jeune Marie Laforêt.
10/20

"Batman - the Dark Knight" de Christopher NOLAN - 2008
Mouais, nettement moins intéressant que le précédent. l'intrigue n'apporte rien, je me suis un peu perdu dans tout ça, j'ai pas vraiment accroché. Et puis c'est pas Gotham City, c'est Chicago, et le Joker n'est pas un méchant très méchant ( je préfère le personnage à la Janus ) et l'histoire d'amour n'en est plus une non plus. Bref, déçu, mais je n'en attendais rien, donc ça va.
7/20

"Slumdog millionnaire" de Danny BOYLE - 2008
Une belle balade initiatique dans l'Inde des bidonvilles et des trafics en tous genres. Malgré la pauvreté et l'atrocité des hommes, il résiste un peu d'intelligence et de beauté ( l''actrice est sublime, qui a dit que les plus belles femmes étaient indiennes ? ).
Un film efficace, mais qui manque un peu d'unité, sans doute dans la construction en flash-backs, qui donne à la fois du rythme, et en soustrait.
10/20

"Minuit dans le jardin du bien et du mal" de Clint EASTWOOD - 1998
Revu ce film sympathique, où l'intrigue est plutôt un prétexte à une galerie de personnages pittoresques ( le transsexuel, la sorcière ), dans une Louisiane aux ambiances étranges, avec les rites vaudou, la présence des morts, et une jolie demoiselle. Secondaire, mais agréable.
9/20

"Souviens toi, l'été dernier" 1 & 2 de Jim GILLESPIE puis Danny CANNON - 1997/98
Deux petits films de divertissement efficaces
7/20 les deux

"Free Zone" d'Amos GITAÎ - 2005
Plutôt un documentaire qu'un film selon moi. Premier plan séquence de 6 minutes de la jolie Natalie Portman en pleurs, sur une chanson forte, qui résume le conflit israélo-palestinien. Ensuite, on se laisse embarquer dans ce voyage atypique, surtout quand on ne sort pas de chez soi et qu'on veut comprendre ce drame perpétuel. Il y a de belles choses, et d'autres un peu trop appuyées ( la juive qui veut son argent ), mais j'ai bien aimé.
9/20

"En pleine tempête" de Wolfgang PETERSEN - 2000
Un petit film catastrophe avec Geroge Clooney et Mark Wahlberg, ainsi que le flic de "Prison Break". Pas très intéressant. Comme tous les films de ce réal finalement ( excepté "Das Boat" bien sûr )
6/20

"La prison de verre" de Daniel SACKHEIM - 2002
Un petit thriller efficace.
7/20

"Candyman" de Bernard ROSE - 1992
Mouais, il y a une ambiance, du moins au début, les plans sur les autoroutes, on sent la ville, puis il y a une espèce de réflexion sur la banlieue et les ghettos, de noirs, "d'étrangers". Mais au final, c'est surtout grotesque, et ça a monstrueusement vieilli. Il n'en ressort que la belle Virginia Madsen, ici un peu maltraitée.
6/20


Vieux films


"L'ennemi sans visage" de Maurice CAMMAGE et Robert-Paul DAGAN - 1946
Tombé sur la seconde moitié de ce vieux policier à la française, plein du charme d'antan.
J'ai ainsi pu faire la connaissance de mademoiselle Louise Carletti, actrice que je n'avais jamais vue, et qui est ma foi bien ravissante.
Un bon moment.
8/20

"Alibi meurtrier" de Jerry HOPPER - 1954
Avec ma connexion, c'est cool, j'ai accès à une chaine de ciné, Ciné Polar, donc parfois ( et je pense de plus en plus souvent ) je me mate des vieux films. Là, c'était un bon petit film, où un flic est persuadé de la culpabilité d'un petit boulanger, qu'il suit dans un village à la frontière mexicaine, où le présumé innocent change soudainement de comportement. Une ébauche d'histoire d'amour aussi, avec la belle qui sera sacrifiée. Fort sympathique pour un film vu au hasard.
9/20

"Vacances de Noël" de Robert SIODMAK - 1944
Un film étrange. Déjà je ne vois pas à quoi sert l'introduction, ni le personnage du petit soldat ( sauf s'il y avait eu après un début d'histoire d'amour avec la femme, mais non ). Enfin, on nous montre que l'amour déçoit, si je comprends bien. Nous avons ensuite, tout en flash-back, la ténébreuse histoire de la chanteuse ( Deanna Durbin ) avec son mari ( Gene Kelly ), et la mère de celui-ci. Je crains qu'ils ne soient pas allés à l'essentiel et que le film souffre quelque peu d'un manque d'unité.
8/20

"Que personne ne sorte" de Ivan GOVAR - 1962
Une comédie polar, un sous "Tontons flingueurs", avec une histoire secondaire, des situations loufoques, et des dialogues parfois drôles, notamment prononcés par Jacqueline Maillan, excellent en bourgeoise coincée amoureuse du chef des gangsters qui squattent sa demeure.
8/20

"Et par ici la sortie" de Willy ROZIER - 1956
Un polar raté, comme souvent avec ce réalisateur et sa série d'aventures de Slim Callaghan. J'aurais préféré que le film parte dans la direction de la première scène, où le héros sauve une jeune femme de la noyade, sur le Pont des Arts. Petite apparition de la jeune et belle Pascale Roberts.
3/20

"La Taupe" de Terence YOUNG - 1983
Un film d'espionnage un peu confus et sans force, et même un peu pénible sur la fin. Et découvrir qu'il date de 1983 alors qu'il ressemble à un film de la fin des années 60 m'a sidéré. Au niveau de la confrontation Michael Caine/Laurence Olivier, on est très loin de la réussite du "Limier".
4/20

"L'Atlantide" de Giuseppe MASINI et Edgar ULMER - 1961
Une sorte de péplum ( on reconnait aisément la réalisation italienne ) qui me fait penser à l'épisode de Thorgal "Le Royaume sous le sable" ( un des pires de la série d'ailleurs ). Nous avons donc un Jean-Louis Trintignant perdu dans les ruines de l'tlantide, sous le désert. Seul réconfort : une jolie brunette prisonnière.
5/20

"Tueur à gages" de Frank TUTTLE - 1947
Un bon petit polar, avec la sublime Veronika Lake. Je trouve qu'il manque énormément de choses, que l'intrigue ne vaut pas grand chose, que tout cela est expédié à la va-vite, même si l'histoire naissante avec le tueur est intéressante. Mais bon, rien que le charme de cette actrice trop rare fait mon bonheur. Et après tous ses films sans importance, ça fait du bien.
9/20

Posté par Kali_007 à 20:30 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 juin 2009

A pu Bambi

mich

Posté par Kali_007 à 14:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juin 2009

Môman

Je souhaite un joyeux anniversaire à ma bonne vieille mère, 63 ans aux prunes

Ici, une photo de la demoiselle avec son petit-fils d'amour, en Février dernier

P2150436

Posté par Kali_007 à 14:46 - Journal intime - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juin 2009

La farce tranquille

1890

Ce remaniement ne sert à rien, puisque les ministres ne servent à rien et sont interchangeables entre eux.
On devait les noter, on les jarte. Et même les plus mauvais sont recasés, par défaut.
Un écran de fumée, et un aveu de faiblesse de plus.

Posté par Kali_007 à 23:31 - Notre vie sous Nabotléon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

23 juin 2009

L'emprunt

230609emprunt

Posté par Kali_007 à 21:21 - Notre vie sous Nabotléon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

22 juin 2009

Le Sacre du flou du Roy

Parlement, du verbe "parlementer"...
Au lendemain de la Fête de la Musique, nous avons eu droit à un beau solo de pipeau.
Bon, certes un peu cher, totalement inutile et antidémocratique, mais on commence à être habitués.

Il y a eu également un très beau verbe conjugué à la louche : "nous manqurions"
"Ment crions" ? "Manque rions" ? "Man Crillon" ? "Mankryon" ?
Bref, encore une fois, de Guy se Moquet-on ?

Posté par Kali_007 à 18:07 - Notre vie sous Nabotléon - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

19 juin 2009

Dieudonné - J'ai fait l'con

Voici donc les vidéos de son dernier spectacle, "J'ai fais l'con", interdit à la vente.
Je préfère toutefois préciser que son visionnage peut s'avérer dangereux pour des âmes sensibles, car il regorge de subversions indéfendables, de perversions et de dérives pathologiques graves. En effet, il est - dans l'ordre - antimédias, antiillusions, antijudaïsme, antisionisme, antibetar, antilâcheté, antiracisme, antiagressions, antitorture de chats, anticensure, anticlérical, antisodomies de curés, antidaministration camerounaise, antiFourniret, antiJulien Dray, antiescroqueries, antieffet Dieudonné, antigang des barbares, antiEnrico Macias, anti-incitations à la haîne, antiùmenaces, antiamalgames sur les pygmées, antipauvreté, antimisère africaine, antishowbusiness, antipouvoir d'achat, antichinois, antisida, antipasseport camerounais, antiSarkozy, antiBush, antiMadoff, antiPowell, antiRice, anticheveux lisses de femmes noires qui trichent, antiRungis, antitrolls et elfes, antityphus, antigénocides d'autochtones en général, antimorts sur les routes, antichômage, antimilitaires, antibombe atomique, antichiasses de pygmées, antihygiène de pygmées, antinudité des pygmées, antijoueurs de didjeridoo aborigènes, antiWall Street, antiCac 40, antiObama, antiCameroun Airlines, antiJoe Dassin, antipassé colonial allemand au Cameroun, antipipelines US et françaises au Cameroun, antiprostitution d'africaines pour les occidentaux, antinichons sans lait, antisous-alimentation, antimorts-nés allaités, antimendicité roumaine, antiGad Elmaleh, antiWe are the world, antihumoristes chanteurs, antivacances payées à Sarko et Macias, anticolonisation israélienne, antioubli de la Shoah, antilois sarkozyiennes, antisouffrance des juifs, antihiérarchisation des souffrances, antiesclavage moderne, antimensonges, antiarmes de destruction massives, antiGeorgedeubeuliouchrist, antigodasses irakiennes, antiguerres aux muslumans, antibombes pour l'amour de la démocratie américaine, antimassacres d'indiens, antiesclavage américain, antimillions de morts à la guerre, antitrucage du vote Bush, antiattentats du 11 septembre, antibusiness militaro-financier, antimédailles de Mickey, antinaïveté du singe africain, antipropagande américaine, antiprocès pour sketches humoristiques, antilapidation, antichirurgie esthétique, antisextuplés à 80 ans, antiprésidences africaines et indépendances "de façade", antimaître ou esclave, antifinancements occultes, antiministres des affaires de côté, antiPompidou, antirires ridicules, anticorruption, antidiamants africains, antimalnutrition et mortalité infantiles, antimorts Bio,  antisurpopulation, antiobésité, antiautoroutes en marbre, antiTotal Fina, antilynchage médiatique, antiétiquettes, antipsychopathes et tueurs en série, antigrands criminels, antiviolence, anticalvaires des victimes exposés en prime time, anticannibales en chaussons, antiaccent belge, etc... et antillais aussi...








Posté par Kali_007 à 16:34 - Dieudo & co - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags :

18 juin 2009

L'appel

lebaiserdelhoteldeville

Bon, j'en ai plus que marre du célibat. J'aimerais bien rencontrer quelqu'une...
Alors, comme c'est bientôt l'été, je lance un appel à toutes les jeunes filles en fleur

Posté par Kali_007 à 17:03 - Journal intime - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juin 2009

Les scènes parlementaires

Posté par Kali_007 à 01:10 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

16 juin 2009

Il est mort le Bayrou ?

Bon, je ne veux pas polémiquer sur "l'affaire" Bayrou/Cohn-Bendit, même s'il y aurait fort à dire. Je veux juste rappeler à ceux qui se réjouissent depuis une semaine en clamant bien haut que Bayrou est mort politiquement qu'ils ont élu ou fait élire un président qui leur dit "Casse-toi pauvre con". Mais, après ces belles réjouissances, il faut un peu songer à notre avenir, et à qui sera le plus à même de contrer notre nabotléon en 2012. Cela fait quatre ans que je dis que ce sera Bayrou. Nous - et lui en premier lieu - avons encore trois ans pour le démontrer. Il n'en va pas d'un simple succès personnel, auquel on veut le réduire - et cela semble marcher, il en va de notre avenir à tous. Bayrou est l'ennemi à la foi de la droite et de la gauche, cela se vérifiera de plus en plus au fil des mois prochains. Alors si aucun de ces bords ne vous convient, vous savez ce qu'il vous reste à faire : envisager la possibilité "centrale", médiane. Et ce n'est pas qu'une possibilité, j'en fais ici le pari. Bientôt cet incident sera oublié, puisqu'il est foncièrement anodin, et lorsque le vote écolo sera vidé de sa substance et que le buzz Cohn-Bendit sera encore une fois dégonflé, il n'y aura pas d'autre recours que de revenir à l'essentiel, qui englobe aussi le problème écologique : l'humanisme démocratique du MoDem. Alors, certes le parti ne vit qu'à travers lui, mais personnellement je ne vois personne d'autre qui ait la carrure. Je vous laisse donc juges de sa renaissance à venir, pour vous en convaincre.

Allez, juste pour le plaisir, une magnifique analyse du grand intellectuel "light" Alain Minc, digne des plus grandes sodomies muscaphiles :

Que n’ai-je lu, en particulier dans Marianne, pour avoir traité François Bayrou de « Le Pen light » et pour avoir affirmé que ses racines ne plongeaient pas dans la démocratie chrétienne mais dans la vieille droite nationaliste, catholique, inconsciemment xénophobe ! Les campagnes électorales servent toujours de sérum de vérité. Bayrou a tombé le masque en direct  à la télévision. CQFD. Le complot des puissants aux ordres de Nicolas Sarkozy pour manipuler les sondages ? La présence du journal Le Monde, parmi les mandataires, aux côtés de la télévision publique, de la Sofres, n’a même pas suffi pour obliger Bayrou à se contenir… Qui a embrayé sur le délire bayrouiste ? Marine Le Pen !  Un hasard, sans doute. Seule l’extrême droite a toujours cédé en France au fantasme du complot ; jamais l’extrême gauche n’est, par exemple, entrée dans cet engrenage. C’est un premier indice. Quant au second dérapage, l’attaque ad hominem contre Daniel Cohn-Bendit, accusé d’indulgence pédophile, elle réunissait le moralisme du catholicisme le plus conservateur et l’injure personnalisée, grand classique, là aussi, depuis Léon Daudet jusqu’à Gringoire, Maurras inclus, de l’extrême droite.

Entendons-nous bien – je n’ai jamais accusé Bayrou d’être délibérément un Le Pen masqué. Je suis convaincu qu’il mène un travail quotidien pour effacer les traces d’un héritage culturel contradictoire avec le hold-up qu’il a réussi sur la démocratie chrétienne et avec une ambition de rassemblement, d’essence gaulliste, dont il s’est artificiellement doté. L’inconscient se venge toujours de l’excès de rationalité. C’est cet inconscient qui, à mes yeux, amène Bayrou à affirmer que Nicolas Sarkozy n’incarne pas les valeurs de la France. Pourquoi refuser à un homme élu au suffrage universel de symboliser, au moins, les valeurs de son camp ? Parce que, immigré de la deuxième génération, il est étranger au pays, et donc même à sa droite – c’est le même inconscient qui a pris en public le dessus à la veille des élections. Je vous fais un pari. Vous verrez à nouveau cet inconscient en action d’ici au premier tour de 2012 : François Bayrou n’échappera pas, malgré toutes les défenses qu’il a dressées, à d’autres dérapages. Comme Raymond Barre après l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic, avec ses « Français innocents », le chef du MoDem nous donnera l’occasion d’apercevoir à nouveau ses vraies racines, celles qu’il essaie d’occulter en se parant abusivement des plumes de Combes, de Blum ou de De Gaulle. Question ultime : faut-il encore tirer sur une ambulance dès lors que les Français se sont chargés  de punir François Bayrou  ?

Posté par Kali_007 à 13:24 - François Bayrou - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

12 juin 2009

Jean-Luc Bennahmias



10 juin 2009

Le Mot De Minable


Posté par Kali_007 à 02:02 - François Bayrou - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

09 juin 2009

Pour une Europe des Bisounours

Les européennes ont rendu leur verdict. Les commentateurs aussi: les électeurs ont privilégié les partis qui ont mené une campagne européenne. A savoir l'UMP et Europe-écologie. Un peu court. Le premier n'a jamais eu d'autre ambition que d'installer une gouvernance européenne. Le second a élaboré un programme décousu qui relève de la quadrature du cercle.

Hier matin, éditorialistes et décrypteurs de tous poils avaient trouvé la clé du scrutin européen. Comment expliquer la victoire de l’UMP, la progression des écolos, le plongeon du PS et l’effondrement du Modem ? Ce serait la victoire des partis qui ont abordé frontalement la question européenne. Autant dire que les européennes seraient une victoire de l’Europe. Dans le détail, La droite n’a jamais plaidé pour autre chose que pour une Europe des ajustements, une gouvernance européenne sans ambition, teintée d’un minimum d’idéal européen histoire de donner le change. C’est bien là toute la subtilité de l’approche européenne d’un Nicolas Sarkozy et qui explique aussi les beaux discours mobilisateurs que les leaders du parti ressortent au moment des échéances électorales. A ce titre, Europe-écologie est un cas encore plus intéressant. « Le talent d’Europe-Ecologie est davantage d’avoir fait croire à une campagne européenne que d’en avoir réellement menée une » écrit justement Jean-Michel Aphatie, sur son blog.  Et pour cause, mener une campagne européenne aurait contraint Dany Cohn-Bendit de poser sur la table un projet politique élaboré en commun avec José Bové. L’un a milité pour le oui au référendum sur la constitution, l’autre s’est vivement engagé pour le non. Le philosophe Marcel Gauchet y voit  « le sommet de la contradiction de la nouvelle démocratie individualiste du privé. Il n’y a vraiment que sur le papier que le souci écologique et la radicalisation des droits personnels collent ensemble ! ». Menus détails diront certains, l’Europe a résisté à bien pire que ça. Si en plus, il y fallait une cohérence politique…Il n'en reste pas moins qu'en niant, en son sein, la réalité d'un conflit entre anti et pro-européens, au profit d'un consensus confortable, Europe-écologie prend le risque de considérablement affaiblir l'enjeu européen. Les périodes de forte mobilisations politiques ont été les plus conflictuelles et si elle entend s'imposer politiquement, l'Europe ne pourra en faire l'économie.

A contrario, Europe-écologie s’est efforcée, tout au long de sa campagne de proposer une « Europe des Bisounours ». Une Europe du minimum commun mais qui malgré de puissants efforts de mises en scène n’échappe pas aux contradictions. Pas évident, par exemple, pour des écolos d’établir une politique de la défense. Pas vendeur d’un point de vue électoral et difficile à mettre en images par un Yann Arthus Bertrand, même très inspiré. L’élément est pourtant un incontournable de tout projet politique et souvent source de conflits...  Europe-écologie milite pour la mise en place d’une force de défense européenne. Par nature – si j’ose dire -, toute mise en place d’une telle force de défense implique un objectif de puissance et un pouvoir hégémonique. Or Europe-écologie, estime également que l'Union européenne doit devenir une zone dénucléarisée. Mettre sur pied une force militaire européenne, soit la mise en commun du renseignement stratégique (pas demain la veille…), abandonner le principe de dissuasion nucléaire tout en s'émancipant de l’OTAN à un moment où il serait difficile de prétendre que la guerre a définitivement quitté l’horizon européen. Pour sûr qu'il fallait s'y mettre à plusieurs pour élaborer une doctrine de défense aussi fantaisiste. La mission aurait pu s'avérer impossible pour un parti soucieux de se confronter au principe de réalité. Mais impossible n’est pas euro-écologiste.

Régis Soubrouillard in Marianne2.fr

Posté par Kali_007 à 18:21 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

08 juin 2009

Analyses du scrutin

Posté par Kali_007 à 19:51 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

07 juin 2009

Analyses d'un NON vote


 

Posté par Kali_007 à 19:12 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

05 juin 2009

Arlette ou l'incapacité

bayroubendit

Après le piteux spectacle donné lors de son émission, elle aurait pu faire amende honorable, prendre sa part de responsabilité. Tu parles. En bonne professionnelle de la communication, Arlette Chabot estime qu’elle n’a rien à voir avec le fait que ce qui devait être un débat sur les européennes ne tourne à la foire d’empoigne. Insultes comprises. Interrogée par Lepoint.fr, la directrice de la rédaction de France 2  :  « Je n'ai jamais vu ça, confie Arlette Chabot au point.fr. C'est la culture banlieue qui entre dans le débat politique. Tous les coups sont permis.» « Certains ont envie de cette confusion et ne font rien pour que le débat soit plus clair. Il y a un côté cour de récré »   a-t-elle ajouté sur Europe 1. Rompue à l'animation de débats politiques, son expérience n’aura servi à rien pour éviter de monter un des pires débats politiques de l’histoire de la télévision. Huit invités, quatre prioritaires, quatre « seconds couteaux » déjà gonflés à bloc par la scénographie arbitraire de l’émission. Sans compter les non-invités, comme Nicolas Dupont-Aignan ou Nathalie Arthaud… Des débats qui partiront tous en vrille. Et « la journaliste-d’expérience-spécialiste-des-débats » n’y serait pour rien, invoquant l’irruption de la « culture banlieue dans le débat politique ». Il fallait l’inventer.

Sur le forum de l’émission,  les téléspectateurs ne sont pas de cet avis et rejettent largement la faute sur Arlette Chabot : « Après avoir regardé le débat hier soir, la prestation la plus remarquable est celle d'Arlette Chabot ! Mis à part Xavier Bertrand, Martine Aubry et Besancenot, elle n'a laissé s'exprimer aucun candidat sans les interrompre systématiquement comme pour brouiller leur message. Faut-il y voir de l'incompétence ou de la connivence  et dans ce cas avec qui ? Je vous fais grâce de mon opinion » estime Corali40.  « Arlette Chabot a manqué de respect envers tous hier, à commencer par les électeurs eux-mêmes. Agressive, coupant la parole, donnant son avis... Elle ne mérite pas de présenter une telle émission, surtout avec le dédain qu'elle affiche ouvertement envers certains de ses invités et le manque d'intérêt qu'elle porte elle -même au débat! Elle n'a d'ailleurs pas manqué de souligner en conclusion, le peu d'intérêt que peuvent trouver les gens à son émission ! » poursuit Adaboville.  Lyansam la joue ironique : «Madame Chabot a très bien fait son boulot. Laisser parler librement le représentant de l'UMP, couper constamment ses opposants , accorder d'avantage de parole aux petits favoris du président , invectiver la représentante du FN. Du travail de pro de journaliste de service public». Bobedon suggère à Arlette Chabot de se concentrer sur ses activités de chef des informations : « Le concept de l'émission est parfait, mais, de grâce, laissez la gestion des débats à un journaliste capable de les gérer! On se croirait dans la cour de récréation de la maternelle ! ».

Abcd72 met les pieds dans le plat : « Madame Chabot je viens de regarder votre émission sur l'Europe, je vous suggère de démissionner pour laisser votre place à une personne plus compétentes, aujourd'hui vous êtes complètement « has been », incapable de poser les bonnes questions, incapable de laisser répondre vos invités sans leur couper la parole, incapable de faire vivre un débat instructif (…) ». Le sénateur Jean-Luc Mélenchon a, lui aussi, clairement mis en cause la journaliste de France 2  : « Le service public de l'audiovisuel se comporte d'une manière indigne depuis le début de la campagne » a-t-il déclaré sur RMC. Il a accusé la journaliste Arlette Chabot, qui était « comme une boule dans un flipper », d'avoir organisé le débat de telle manière qu'il a tourné à « la foire d'empoigne ». « On a donné la part belle aux grandes formations: nous, on nous a mis derrière le rideau parce que, nous, on est les pauvres, on vient pour le café, parce que les têtes d'oeuf du coin ont décidé que nous on était les petits », a-t-il lancé. Les sondages créditent chaque petite formation d'un score ridicule, donc les chaines de télévision ne les invitent pas et ils restent éternellement dans la catégorie des petits candidats. Un système qui convient parfaitement aux partis en place. C'est bien là l'essentiel. Que rien ne bouge.

Régis Soubrouillard in Marianne2.fr

Posté par Kali_007 à 16:36 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

04 juin 2009

4 juin 1989 - Massacre à Tiananmen

tiananmen

De nombreux dissidents ont été emmenés hors de Pékin ou confinés chez eux mercredi à la veille du 20e anniversaire de la sanglante répression des manifestations en faveur de la démocratie dans la nuit du 3 au 4 juin 1989. Dans le même temps, la place Tiananmen, coeur de la révolte du «Printemps de Pékin», était quadrillée par plusieurs centaines de membres de différents corps de police, a constaté l'AFP. Qi Zhiyong, qui a perdu la jambe gauche dans la répression de 1989, a été emmené de force hors de la capitale, après avoir refusé de partir de son plein gré. «Tous les jours, c'est dans une voiture de police que je dois emmener ma fille à l'école mais, aujourd'hui, après l'avoir accompagnée, la police a refusé de me laisser sortir de la voiture», a expliqué le dissident, dans un texto à l'AFP. «Ils sont en train de me conduire hors de Pékin. Ils vont saisir mon téléphone», a-t-il aussi écrit, avant qu'il ne devienne impossible de le joindre.

Des centaines, peut-être des milliers, de manifestants, étudiants et citoyens solidaires, ont été tués dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 après que les chars de l'armée chinoise eurent envahi les rues de Pékin pour écraser sept semaines de revendications démocratiques et pacifiques, qualifiées de «rébellion contre-révolutionnaire» par le pouvoir communiste. Le sujet reste tabou en Chine où le «6-4», le 4 juin, est tous les ans tendu. Mais «cette année, la police prend des mesures beaucoup plus radicales», a estimé Nicholas Bequelin, de l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch à Hong Kong. «Toute la protection légale évoquée par l'État part en fumée dès que le parti communiste se sent menacé. Ils privent les gens de leur liberté de mouvement, de fait les enlèvent ou les arrêtent sans aucune justification légale», a-t-il ajouté. L'écrivain Jiang Qisheng, emprisonné pour subversion pour avoir voulu organiser des commémorations en 1999, n'a ainsi pas pu accompagner sa femme chez le médecin mercredi: les cinq gardes en faction devant son domicile lui «ont dit qu'il n'avait pas le droit», a-t-il raconté en s'insurgeant contre des procédés «illégaux».

Amnesty International a recensé plusieurs autres figures de la dissidence ayant eu des démêlés avec la police dans tout le pays, dont, à Pékin, le militant antisida Wan Yanhai, «mis dans un train de force avec sa famille» pour une ville du Nord, et Zeng Jinyan, l'épouse du dissident emprisonné, Prix Sakharov 2008 pour la liberté de pensée, Hu Jia. «Zeng Jinyan a brutalement été repoussée par cinq policiers» mercredi alors qu'elle voulait sortir de chez elle avec sa fillette. «Ils lui ont dit qu'elle n'avait pas le droit de quitter son domicile dans les prochains jours», a indiqué Amnesty. Ding Zilin, 72 ans, mère d'une victime de Tiananmen, est également restée chez elle, sous surveillance, après que la police lui a demandé de partir. «J'ai refusé», a-t-elle affirmé à l'AFP, ajoutant avoir été suivie mardi alors qu'elle était sortie faire des courses pour ses propres commémorations privées: celle de la naissance de son fils le 2 juin, celle de sa mort le 3 au soir, à 17 ans.

Wu Gaoxing, qui a passé deux ans en prison pour avoir manifesté dans la province du Zhejiang il y a 20 ans, a été emmené dès samedi par des policiers, selon un de ses proches. Comme le dissident Bao Tong, emmené à la montagne la semaine dernière. Wu venait de publier une lettre ouverte au président Hu Jintao réclamant une indemnisation pour ceux emprisonnés après la répression du 4 juin. Par ailleurs, la Chine a pris d'autres mesures à destination du grand public, censurant les informations des télévisions étrangères sur Tiananmen et bloquant une série de services Internet comme Bing, le nouveau moteur de Microsoft, Hotmail, ou le réseau social Twitter.

 

Posté par Kali_007 à 23:58 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
Page suivante »