Ca y est, Moscovici a finalement renoncé à se présenter à l'élection du premier secrétaire du PS, et vient de se rallier à Bertrand Delanoé.
Depuis La Rochelle, on sentait bien qu'il était grandement affaibli et déstabilisé, que tous l'abandonnaient au fur et à mesure, et qu'il lui serait très difficile de se présenter dans cette posture, plus "seul contre tous" que jamais. Or donc, le voici désormais qui vient se mettre à l'abri d'un score misérable en s'acoquinant avec le très probable vainqueur de cette élection. Ainsi, peut-être arrivera t-il à exister quand même un peu dans les années à venir. Voire à faire véritablement entendre ses idées et ses opinions, et à faire émerger une vraie sympathie pour lui, jusqu'à se relancer pour 2012. C'est tout le mal que je lui souhaite. Mais pour 2012, j'y crois très moyennement.
Depuis le temps que je parle d'une illusoire alliance entre Moscovici et Bayrou... eh bien voila encore une preuve : dans une vision assez proche de la politique française et de son meilleur avenir envisageable, ils marchent chacun de leur côté, droit, intègres et sincères, ce qui fait que leur démarche est corrompue par tous ceux qui les entourent puis les trahissent. Mais, dans leurs stratégies égotiques et l'éclatement sans fin de la gauche, il ne leur viendrait jamais à l'esprit l'idée de s'unir, pour construire une voie plus forte. Non, car cela reviendrait pour Moscovici à devoir quitter le PS, sa famille politique. A trahir ceux qui l'ont trahi. Les maigres soutiens qu'il lui reste.
J'ai juste un petit conseil à donner, pour dépasser la triste conclusion de cette affaire au sein du PS : allez Mosco, courage, rejoins le MoDem, quitte à en devenir un futur leader. C'est une solution qui me semble plus cohérente.
Mais il ne le fera pas non plus.