Ma vie avec moi...

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14 octobre 2009

Rencontre de deux François français


 

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16 juin 2009

Il est mort le Bayrou ?

Bon, je ne veux pas polémiquer sur "l'affaire" Bayrou/Cohn-Bendit, même s'il y aurait fort à dire. Je veux juste rappeler à ceux qui se réjouissent depuis une semaine en clamant bien haut que Bayrou est mort politiquement qu'ils ont élu ou fait élire un président qui leur dit "Casse-toi pauvre con". Mais, après ces belles réjouissances, il faut un peu songer à notre avenir, et à qui sera le plus à même de contrer notre nabotléon en 2012. Cela fait quatre ans que je dis que ce sera Bayrou. Nous - et lui en premier lieu - avons encore trois ans pour le démontrer. Il n'en va pas d'un simple succès personnel, auquel on veut le réduire - et cela semble marcher, il en va de notre avenir à tous. Bayrou est l'ennemi à la foi de la droite et de la gauche, cela se vérifiera de plus en plus au fil des mois prochains. Alors si aucun de ces bords ne vous convient, vous savez ce qu'il vous reste à faire : envisager la possibilité "centrale", médiane. Et ce n'est pas qu'une possibilité, j'en fais ici le pari. Bientôt cet incident sera oublié, puisqu'il est foncièrement anodin, et lorsque le vote écolo sera vidé de sa substance et que le buzz Cohn-Bendit sera encore une fois dégonflé, il n'y aura pas d'autre recours que de revenir à l'essentiel, qui englobe aussi le problème écologique : l'humanisme démocratique du MoDem. Alors, certes le parti ne vit qu'à travers lui, mais personnellement je ne vois personne d'autre qui ait la carrure. Je vous laisse donc juges de sa renaissance à venir, pour vous en convaincre.

Allez, juste pour le plaisir, une magnifique analyse du grand intellectuel "light" Alain Minc, digne des plus grandes sodomies muscaphiles :

Que n’ai-je lu, en particulier dans Marianne, pour avoir traité François Bayrou de « Le Pen light » et pour avoir affirmé que ses racines ne plongeaient pas dans la démocratie chrétienne mais dans la vieille droite nationaliste, catholique, inconsciemment xénophobe ! Les campagnes électorales servent toujours de sérum de vérité. Bayrou a tombé le masque en direct  à la télévision. CQFD. Le complot des puissants aux ordres de Nicolas Sarkozy pour manipuler les sondages ? La présence du journal Le Monde, parmi les mandataires, aux côtés de la télévision publique, de la Sofres, n’a même pas suffi pour obliger Bayrou à se contenir… Qui a embrayé sur le délire bayrouiste ? Marine Le Pen !  Un hasard, sans doute. Seule l’extrême droite a toujours cédé en France au fantasme du complot ; jamais l’extrême gauche n’est, par exemple, entrée dans cet engrenage. C’est un premier indice. Quant au second dérapage, l’attaque ad hominem contre Daniel Cohn-Bendit, accusé d’indulgence pédophile, elle réunissait le moralisme du catholicisme le plus conservateur et l’injure personnalisée, grand classique, là aussi, depuis Léon Daudet jusqu’à Gringoire, Maurras inclus, de l’extrême droite.

Entendons-nous bien – je n’ai jamais accusé Bayrou d’être délibérément un Le Pen masqué. Je suis convaincu qu’il mène un travail quotidien pour effacer les traces d’un héritage culturel contradictoire avec le hold-up qu’il a réussi sur la démocratie chrétienne et avec une ambition de rassemblement, d’essence gaulliste, dont il s’est artificiellement doté. L’inconscient se venge toujours de l’excès de rationalité. C’est cet inconscient qui, à mes yeux, amène Bayrou à affirmer que Nicolas Sarkozy n’incarne pas les valeurs de la France. Pourquoi refuser à un homme élu au suffrage universel de symboliser, au moins, les valeurs de son camp ? Parce que, immigré de la deuxième génération, il est étranger au pays, et donc même à sa droite – c’est le même inconscient qui a pris en public le dessus à la veille des élections. Je vous fais un pari. Vous verrez à nouveau cet inconscient en action d’ici au premier tour de 2012 : François Bayrou n’échappera pas, malgré toutes les défenses qu’il a dressées, à d’autres dérapages. Comme Raymond Barre après l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic, avec ses « Français innocents », le chef du MoDem nous donnera l’occasion d’apercevoir à nouveau ses vraies racines, celles qu’il essaie d’occulter en se parant abusivement des plumes de Combes, de Blum ou de De Gaulle. Question ultime : faut-il encore tirer sur une ambulance dès lors que les Français se sont chargés  de punir François Bayrou  ?

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12 juin 2009

Jean-Luc Bennahmias



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10 juin 2009

Le Mot De Minable


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03 juin 2009

Un mot sur le MoDem

J'invite tout le monde à aller voter dimanche pour les Européennes, et je vous encourage également à voter pour le MoDem. Pourquoi ?
Parce que c'est l'un des rares partis qui se préoccupe véritablement de construire l'Europe, et qui envisage la politique au-delà de son existence seule. Et que parmi ces rares partis, c'est le seul qui permettra de préparer l''alternative de 2012, en se plaçant en troisième place, avec si possible un gros résultat. Plus le pourcentage sera fort, plus le PS et l'UMP seront fragilisés. Parce qu'il faut donner du poids à ce parti qui n'a pas de groupe au Parlement, qui existe très majoritairement dans notre pays, mais qui ne peut peser au niveau qui devrait être le sien, démocratiquement et logiquement. Parce que, simplement, c'est le parti de l'ouverture et de la démocratie, de la concertation et de la mesure. Pas de projet unique, pas de direction à oeillères depuis des décennies, pas de dialogues de sourds et de luttes internes et de positions contradictoires qui décrédibilisent, pas de recherche absolue de pouvoir, de sympathies financières, de richesses et de carrières protégées par l'hypocrisie. Une quête de justesse et de solutions, voilà ce que propose le MoDem. Ni à droite ou à Gauche, mais au-dessus. Alors tâchez de voter, et de bien voter, parce que c'est important, doublement important.


 


 


 

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27 mai 2009

La menace de l'Ultra Centre

En recul dans les sondages, le Parti socialiste espère prospérer sur la posture de l'unité retrouvée et tente de contrer "l'OPA" du MoDem alors que l'UMP surfe sur le thème sécuritaire avant le scrutin européen.

A dix jours des élections du 7 juin, le PS est passé sous la barre des 20% d'intentions de vote (19%), distancé de sept points par l'UMP (26%), selon une enquête TNS-Sofres Logica pour Le Monde, France Télévisions et Radio France. Le Mouvement Démocrate de François Bayrou s'ancre à la troisième place avec 14% devant les listes Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit (11%). Lors du précédent scrutin de juin 2004, les socialistes avaient obtenu 28,89% des voix et 31 sièges, l'UMP 16,64% des suffrages et 11 sièges, les centristes de l'UDF 11,95% (11 sièges) et les Verts 7,40% (six sièges). "Je dis 'Attention, Danger'", a déclaré sur France 2 le député socialiste Pierre Moscovici, d'autant qu'une abstention record menace.

"Si l'UMP est en tête, Nicolas Sarkozy dira 'J'ai remporté une victoire', ça lui donnerait encore plus de marge de manoeuvre, les coudées encore plus franches pour remanier et porter des coups plus durs dans une politique de liquidation sociale et de liquidation des services publics", a-t-il dit. Même s'il est loin d'atteindre le score de 31% obtenu par Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle de 2007, le parti majoritaire s'emploie à asseoir sa suprématie pour transformer le scrutin européen, traditionnellement défavorable au pouvoir en place, en un plébiscite pour le président de la République dont l'impopularité persiste. Le thème de l'insécurité, moteur rituel des campagnes de la droite que Nicolas Sarkozy a réactivé, sert ce dessein."Chaque famille cherche à mobiliser son électorat, c'est normal", justifiait mercredi Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP. Le chef de l'Etat a annoncé jeudi une série de mesures contre l'insécurité, notamment à l'école, à la suite d'incidents graves survenus dans des collèges. Les analystes observent que la relance des questions de sécurité vise non seulement à remobiliser le noyau dur de l'électorat UMP mais aussi à mettre en difficulté le PS, mal à l'aise et divisé sur ce terrain, ainsi que le MoDem. "Le PS choisit résolument la politique de l'autruche là où la majorité présidentielle a choisi résolument l'action", affirme dans un communiqué le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, cible des foudres socialistes. François Fillon a lui-même abordé ce thème, absent jusqu'ici de ses discours électoraux, lors d'un meeting mercredi soir à Mulsanne (Sarthe). Le gouvernement, a-t-il dit, continuera de "combattre l'insécurité partout et surtout à l'entrée de nos écoles". Le Premier ministre n'a pas épargné Martine Aubry et Ségolène Royal, qui rejouaient l'entente cordiale au même moment à Rezé (Loire-Atlantique) pour tenter de galvaniser des électeurs en manque de repères dans une campagne erratique hésitant entre le "vote sanction" et le "vote utile".

Les enquêtes montrent que l'électorat socialiste est enclin à se disperser vers les listes de la gauche radicale et écologiste, mais surtout vers les listes de François Bayrou, l'ennemi à abattre aujourd'hui pour le PS. "Il y a une concurrence qui s'exerce, qui est extrêmement forte et de sa part une volonté d'OPA sur l'électorat socialiste à laquelle on doit résister si on veut continuer d'incarner l'alternance de gauche", a commenté Pierre Moscovici. Tentative d'OPA dont le président du MoDem s'est défendu sur LCI. "François Bayrou est un rassembleur, il a vocation le moment venu à réussir le rassemblement le plus large", a déclaré son "bras droit", Marielle de Sarnez, sur Europe 1. Le PS "est un parti qui ne va pas très bien, qui n'a pas bien trouvé sa place dans l'élection européenne en cours. On verra ce que les électeurs disent le 7 juin", a-t-elle ajouté.

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26 mars 2009

Bayrou, ce "Le Pen light"

Mais bien sûr...
Quand la Sarkozye s'en prend à Bayrou, c'est assez drôle de misérabilisme, et symptomatique d'une crainte, d'un système.
Mais aussi une note d'espoir, car si on va dans leur sens, avec un brin d'ironie, Bayrou sera au second tour en 2012.


 

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19 mars 2009

L'humanisme révolutionnaire


 


 


 

Une émission très intéressante, politiquement et intellectuellement.
De plus il y a une superbe brune derrière Olivier Duhamel, habillée en rouge.
Si ça l'intéresse de passer le reste de sa vie avec moi, a priori je suis d'accord...

18 mars 2009

L'ennemi public numéro 1

Impuissant face à la crise, le Président se réconforte en songeant à sa stratégie pour se faire réélire en 2012. Avec, en ligne de mire, François Bayrou, jugé le plus dangereux candidat de deuxième tour à l'Elysée.

Le Figaro n’a jamais autant collé aux basques de l’extrême gauche. Au point de faire sa une un lundi matin sur Olivier Besancenot en dehors de toute actualité. En revanche, François Bayrou a beau virevolter, ferrailler, accuser, pointer, dénoncer le pouvoir personnel, le retour à l’ORTF, et la République des copains et les coquins, il ne recueille que silence et mépris de la part des pittbull de la sarkozie, qui, tel Lefvèbvre ce matin sur Europe 1, préfère traiter Fabius de rapace que de prononcer le signifiant maudit du Béarnais. Quant au Figaro, il traite Bayrou « à la verticale », comme on dit dans les bureaux. Au mieux une brève… Cette omission ne relève pas du hasard : ceux qui aiment Sarko sont priés de faire silence sur ce qui l’obsède.  Sauf Alain Minc, qui, lui a sorti la Grosse Berha, traitant le patron du Modem de «Le Pen light» , dans la lignée de Maurras, Barres et même Pétain ! Mais si Kouchner peut traiter Pierre Péan d'antisémite, pourquoi se priver de qualifier Bayrou de pétainiste ? Simple division du travail en réalité : on sait bien que le public naturel d'Alain Minc est confiné aux milieux intellectuels. En les alertant sur la nature soi-disant maurassienne du leader du Modem, l'homme qui souffle dans l'oreille des patrons s'essaie à une pédagogie ciblée tandis que les médias de masse font, eux, silence sur l'opposant numéro 1 à Sarkozy.

2012, comme retour à la politique
Car pendant que le quotidien conservateur cible le facteur, le Président, lui, pense à François Bayrou. S’il n’est guère encombré par ses convictions, le Président est passionné par la joute électorale. Que la crise lui apporte un trop plein de contrariétés, et révèle son impuissance à en contrecarrer les effets, que les bourdes de ses proches – comme la fuite involontaire de Carla Bruni informant des journalistes de son escapade mexicaine avec son mari dès le jeudi 5 mars – provoquent des revers médiatiques, et notre homme, avec son mental d’adolescent éternel (ou attardé, comme l’on voudra), se replie volontiers sur des perspectives plus souriantes, ou en tout cas, sur lesquelles il a l’impression d’avoir meilleure prise. L’échéance présidentielle de 2012 en fait partie et Nicolas Sarkozy a lui-même fait « fuiter » sa nouvelle obsession lors d’un déjeuner d’urbanistes et d’architectes, comme le racontait Libération du 16 mars. Fin observateur (et sans doute admirateur) de François Mitterrand, le Président a compris que le temps et la maîtrise de l’agenda étaient les deux points fort du magistère élyséen. D’où sa propension à souffler le chaud ou le froid sur ses intentions concernant 2012, un peu comme son prédécesseur le fit avant 1988.

«Royal candidate idéale»
Après avoir, des mois durant, laissé entendre qu’il aurait peut-être mieux à faire qu’à replonger, le Président fait connaître une intention contraire. Elle est, sans doute, plus sincère que la précédente. La preuve ? Evoquant le sujet avec quelques barons « prochissimes » (parmi lesquels Brice Hortefeux et Xavier Bertrand) dans des cénacles ultra-confidentiels, le « Résident de la République » (hommage à Bashung) est convenu de ce que François Bayrou était son adversaire le plus dangereux pour le second tour de l’élection présidentielle. Ce qu’un Dominique Paillé, porte parole de l’UMP traduit à sa façon en souhaitant à son Président d’avoir à affronter Ségolène Royal qui, dit-il, « a fait la démonstration de son incapacité à gagner une élection présidentielle ». Du côté de l’Elysée et de l’UMP, on vante aussi sa pensée « peu structurée » et son « aptitude à la division » qui en font « une candidate idéale ». Officiellement, Dominique Paillé en a, bien entendu, tout autant au service de François Bayrou, qu’il estime incapable de résoudre son équation politique : soit il s’allie à la gauche et perdra faute de recueillir les suffrages de l’extrême gauche ; soit il ne le fait pas mais n’a, dans ce cas, aucune chance de conquérir la majorité. Mais l’analyse, aussi vieille que la droite française, ne convainc guère : pour le moment, ni la droite ni la gauche ne se sont avérées capables d’étouffer sa troisième voie. Au contraire, c’est lui qui s’est montré, depuis mai 2007, l’opposant le plus pugnace à la politique du gouvernement, multipliant les critiques et les angles d'attaque là où le PS restait souvent silencieux. Bien sûr, tout dépendra de sa capacité à crédibiliser ses idées et ses propositions sur la crise, sujet sur lequel il souffre d'un handicap certain, le Modem n'ayant jamais brillé par l'originalité de ses idées sur le plan économique. Mais depuis mai 2007, il faut bien reconnaître que François Bayrou n'a fait qu'accroître son audience et sa dimension « gaullienne ».

Reconquérir l'électorat  catholique
Comment, donc, contrer Bayrou ? En l’invitant à rejoindre un « gouvernement d’union nationale » ? Le pari est risqué, mais, estiment certains sarkozystes, jouable en cas d'aggravation de la crise. En le tuant ? Oui mais comment ? Le mieux, songent les stratèges sarkozystes, est encore de lui ravir ses électeurs « naturels », et notamment l’électorat catholique du Grand Ouest. D’où l’avis de recherche lancé à l’Elysée pour trouver une politique d'origine catholique, plutôt centriste, de fibre sociale, dynamique et capable de se lancer dans guerre de reconquête en direction de ces électeurs. Christine Boutin est un handicap en regard de cet électorat, regrettent certains. « L'électorat du Grand Ouest se déplace à gauche depuis quinze ans. Ça a commencé par les villes, et le mouvement touche maintenant les campagnes», analyse avec quelque pertinence, Dominique Paillé. C’est peut-être avec cette arrière-pensée que l'on a proposé « la botte », en l’occurrence une troisième place sur la liste Ouest de l’UMP à Bruno Joncourt, lequel a décliné, jugeant peut-être plus sûre la deuxième place offerte par le Modem. Dans le même ordre d’idée, Pierre Méhaignerie n’a pas été mal accueilli lorsqu’il a averti le Château de sa saillie contre les injustices provoquées par le bouclier fiscal. La chasse au catho de gauche est donc ouverte, qui requiert sa part de social de générosité, également utile, pense-t-on à l'Elysée, pour recoller avec l'électorat populaire du Grand Est subtilisé à Le Pen en 2007. Oui mais alors, l'escapade mexicaine était-elle indispensable pour ouvrir ce nouveau front ?

Philippe Cohen in Marianne2.fr

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27 février 2009

Parlons net avec Bayrou




 


 


 

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