13 octobre 2009
VDB
Hommage à Frank Vandendroucke, coureur cycliste prometteur à la fin des années 90, et qui est mort hier.
Vraiment une carrière gâchée, et une vie un peu délicate apparemment.
Mais j'aimais bien ce coureur à l'époque, il avait du panache.
05 octobre 2009
De quoi le Oui est-il le nom ?
L'Irlande a voté OUI trois
ans après avoir voté NON, sur le même texte.
Certes, pour eux c'est un peu la solution de la dernière chance face à la
crise.
Avant, ils pouvaient faire les malins, mais maintenant, les moutons rentrent
bien gentiment dans le rang.
"La démocratie est le
pire des régimes politiques... si on fait abstraction de tous les autres"
disait Churchill.
Je propose donc de ne plus
participer désormais qu'aux scrutins avec un seul bulletin.
Perso, j'avais voté OUI en
2005, mais si j'étais appelé à revoter, je voterais NON, par principe.
Le principe qui veut que les pays n'écoutent pas leurs peuples.
Et que je ne veux pas écouter ce que nous dicte mon pays.
09 septembre 2009
Rien de neuf sous le soleil
Bon, comme je ne m'occupe plus trop de ce blog, je viens quand même rappeler que nous sommes le 09 09 2009 et qu'il est 21h...
05 juillet 2009
A quand un Grenelle du Cyclisme français ?
Eh ben oui, puisqu'à chaque problème votre bon président trouve des solutions, il serait temps qu'il s'empare enfin de ce grand sujet lors d'un beau discours télévisuel, par exemple le 14 Juillet - d'autant qu'il est passionné de cyclisme. "S'agissant du Tour de France... non mais c'est quand même extraordinaire... que depuis les années Mitterand... aucun coureur issu de notre beau pays... n'aie plus remporté cette épreuve". Il y aurait alors une grande annonce surprenante, à base de concertation et d'effort national. "Si je suis réélu... en 2012... je m'engage à ce qu'un de nos compatriotes... puisse accéder aux plus hautes marches du Tour... afin de lui redonner... après toutes ces années... l'éclat et le prestige qu'il mérite. Je ne vous décevrai pas... je ne vous mentirai pas... je ne vous trahirai pas"
Et puisqu'une jeune femme noire vient d'être nommée secrétaire d'état aux sports ( oui j'ai bien précisé "noire", vous vous doutez bien que c'est l'une des raisons principales de ce choix ), nous aurons peut-être même un futur français vainqueur à Roland-Garros, et l'équipe de France de fauteballe remportera peut-être l'Euro, ou le Mondial. Non, là je déconne...
Bon bah allez, voyons les choses en grand, autant imaginer un Grenelle du Sport français. Comme celui dédié à l'environnement, ça ne changera rien, mais il aura au moins le mérite d'exister...
02 juillet 2009
Moscovici candidat à l'échec de 2012
Après François Hollande et Manuel Valls, c’est au tour de Pierre Moscovici d’évoquer sa possible candidature à l’élection présidentielle. Sachant que Ségolène Royal et Laurent Fabius sont déjà sur les rangs et d’autres en réserve (DSK, Aubry, Delanoë), le trop-plein s’aggrave. Trop longtemps N°2 de Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici voit passer sa carrière politique avec une certaine angoisse. Alors que les jeunes pousses du Parti Socialiste (Hamon, Valls) commencent à se faire un nom, lui n’arrive toujours pas à véritablement émerger. C’est sans doute pourquoi il vient d’annoncer qu’il était candidat à la candidature, rallongeant encore une liste de postulants dont la longueur ne sera pas à porter au crédit du PS en 2012...
« Je pense avoir les qualités d’un leader politique » : c’est pour cette raison (répétée deux fois) que Pierre Moscovici dit vouloir être candidat, après avoir pourtant dénoncé la guerre des égos au sein de son parti. Ce n’est pas pour défendre un projet, une vision de la France. Pierre Moscovici estime en toute modestie qu’après Dominique Strauss-Kahn, il est le mieux à même au sein de son parti pour être candidat à la présidence de la République. Il veut être « utile à son parti et à son pays ». Ce n’est sans doute pas un hasard si Pierre Moscovici parle de son parti avant son pays sans même que cela attire l’attention du journaliste. Les dirigeants du Parti Socialiste placent l’intérêt de leur parti avant celui de leur pays. Ce qui compte, ce n’est pas que la France aille mieux : d’ailleurs, il n’en parle pas. Ce qui compte, c’est que le Parti Socialiste revienne au pouvoir pour qu’ils puissent enfin retrouver les ors de la République. C’est l’ensemble de la tête du Parti Socialiste qui est pourrie. Après, il ne faut sans doute pas trop accorder d’importance à cette candidature à la candidature. Pierre Moscovici espérait devenir premier secrétaire du PS il y a un an, et il a fini par retirer piteusement sa candidature, préférant ne pas compter des troupes qu’il savait bien légères… Mais son comportement, à la fois prétentieux, ambitieux et désintéressé de la chose publique est sans doute une bonne illustration de la réalité des dirigeants d’un parti dont il n’y a rien à attendre.
Nicolas Sarkozy et François Bayrou ont de la chance : non seulement le Parti Socialiste ne tire aucune leçon de ses échecs, mais il persiste plus que jamais dans ses erreurs. Un socialiste n’est pas prêt de revenir à l’Elysée.
Laurent Pinsolle in Marianne2.fr
* * *
J'apprécie beaucoup Moscovici, pour moi en effet le leader le plus apte au sein du PS, et l'un des rares à pouvoir rassembler ce qu'il reste de troupes. J'avais d'ailleurs souhaité qu'il devienne son premier secrétaire. Mais comme mon affection pour le PS s'étiole de plus en plus, j'approuve assez globalement cet article. Comme il manque singulièrement de popularité, il ne risque pas de réussir les primaires, comme cet automne, où tout le monde finissait par l'abandonner. J'ai donc de plus en plus confiance en un retour progressif de Bayrou, sur des problématiques et des oppositions fortes.
17 juin 2009
Les scènes parlementaires
09 juin 2009
Pour une Europe des Bisounours
Les européennes ont rendu leur verdict. Les commentateurs aussi: les électeurs ont privilégié les partis qui ont mené une campagne européenne. A savoir l'UMP et Europe-écologie. Un peu court. Le premier n'a jamais eu d'autre ambition que d'installer une gouvernance européenne. Le second a élaboré un programme décousu qui relève de la quadrature du cercle.
Hier matin, éditorialistes et décrypteurs de tous poils avaient trouvé la clé du scrutin européen. Comment expliquer la victoire de l’UMP, la progression des écolos, le plongeon du PS et l’effondrement du Modem ? Ce serait la victoire des partis qui ont abordé frontalement la question européenne. Autant dire que les européennes seraient une victoire de l’Europe. Dans le détail, La droite n’a jamais plaidé pour autre chose que pour une Europe des ajustements, une gouvernance européenne sans ambition, teintée d’un minimum d’idéal européen histoire de donner le change. C’est bien là toute la subtilité de l’approche européenne d’un Nicolas Sarkozy et qui explique aussi les beaux discours mobilisateurs que les leaders du parti ressortent au moment des échéances électorales. A ce titre, Europe-écologie est un cas encore plus intéressant. « Le talent d’Europe-Ecologie est davantage d’avoir fait croire à une campagne européenne que d’en avoir réellement menée une » écrit justement Jean-Michel Aphatie, sur son blog. Et pour cause, mener une campagne européenne aurait contraint Dany Cohn-Bendit de poser sur la table un projet politique élaboré en commun avec José Bové. L’un a milité pour le oui au référendum sur la constitution, l’autre s’est vivement engagé pour le non. Le philosophe Marcel Gauchet y voit « le sommet de la contradiction de la nouvelle démocratie individualiste du privé. Il n’y a vraiment que sur le papier que le souci écologique et la radicalisation des droits personnels collent ensemble ! ». Menus détails diront certains, l’Europe a résisté à bien pire que ça. Si en plus, il y fallait une cohérence politique…Il n'en reste pas moins qu'en niant, en son sein, la réalité d'un conflit entre anti et pro-européens, au profit d'un consensus confortable, Europe-écologie prend le risque de considérablement affaiblir l'enjeu européen. Les périodes de forte mobilisations politiques ont été les plus conflictuelles et si elle entend s'imposer politiquement, l'Europe ne pourra en faire l'économie.
A contrario, Europe-écologie s’est efforcée, tout au long de sa campagne de proposer une « Europe des Bisounours ».
Une Europe du minimum commun mais qui malgré de puissants efforts de
mises en scène n’échappe pas aux contradictions. Pas évident, par
exemple, pour des écolos d’établir une politique de la défense. Pas
vendeur d’un point de vue électoral et difficile à mettre en images par
un Yann Arthus Bertrand, même très inspiré. L’élément est pourtant un
incontournable de tout projet politique et souvent source de
conflits... Europe-écologie milite pour la mise en place
d’une force de défense européenne. Par nature – si j’ose dire -, toute
mise en place d’une telle force de défense implique un objectif de
puissance et un pouvoir hégémonique. Or Europe-écologie, estime
également que l'Union européenne doit devenir une zone dénucléarisée. Mettre sur pied une force militaire européenne, soit la mise en commun
du renseignement stratégique (pas demain la veille…), abandonner le
principe de dissuasion nucléaire tout en s'émancipant de l’OTAN à un
moment où il serait difficile de prétendre que la guerre a
définitivement quitté l’horizon européen. Pour sûr qu'il fallait s'y
mettre à plusieurs pour élaborer une doctrine de défense aussi
fantaisiste. La mission aurait pu s'avérer impossible pour un parti
soucieux de se confronter au principe de réalité. Mais impossible n’est
pas euro-écologiste.
Régis Soubrouillard in Marianne2.fr
08 juin 2009
Analyses du scrutin
07 juin 2009
Analyses d'un NON vote
05 juin 2009
Arlette ou l'incapacité

Après le piteux spectacle donné lors de son émission, elle aurait pu faire amende honorable, prendre sa part de responsabilité. Tu parles. En bonne professionnelle de la communication, Arlette Chabot estime qu’elle n’a rien à voir avec le fait que ce qui devait être un débat sur les européennes ne tourne à la foire d’empoigne. Insultes comprises. Interrogée par Lepoint.fr, la directrice de la rédaction de France 2 : « Je n'ai jamais vu ça, confie Arlette Chabot au point.fr. C'est la culture banlieue qui entre dans le débat politique. Tous les coups sont permis.» « Certains ont envie de cette confusion et ne font rien pour que le débat soit plus clair. Il y a un côté cour de récré » a-t-elle ajouté sur Europe 1. Rompue à l'animation de débats politiques, son expérience n’aura servi à rien pour éviter de monter un des pires débats politiques de l’histoire de la télévision. Huit invités, quatre prioritaires, quatre « seconds couteaux » déjà gonflés à bloc par la scénographie arbitraire de l’émission. Sans compter les non-invités, comme Nicolas Dupont-Aignan ou Nathalie Arthaud… Des débats qui partiront tous en vrille. Et « la journaliste-d’expérience-spécialiste-des-débats » n’y serait pour rien, invoquant l’irruption de la « culture banlieue dans le débat politique ». Il fallait l’inventer.
Sur le forum de l’émission, les téléspectateurs ne sont pas de cet avis et rejettent largement la faute sur Arlette Chabot : « Après avoir regardé le débat hier soir, la prestation la plus remarquable est celle d'Arlette Chabot ! Mis à part Xavier Bertrand, Martine Aubry et Besancenot, elle n'a laissé s'exprimer aucun candidat sans les interrompre systématiquement comme pour brouiller leur message. Faut-il y voir de l'incompétence ou de la connivence et dans ce cas avec qui ? Je vous fais grâce de mon opinion » estime Corali40. « Arlette Chabot a manqué de respect envers tous hier, à commencer par les électeurs eux-mêmes. Agressive, coupant la parole, donnant son avis... Elle ne mérite pas de présenter une telle émission, surtout avec le dédain qu'elle affiche ouvertement envers certains de ses invités et le manque d'intérêt qu'elle porte elle -même au débat! Elle n'a d'ailleurs pas manqué de souligner en conclusion, le peu d'intérêt que peuvent trouver les gens à son émission ! » poursuit Adaboville. Lyansam la joue ironique : «Madame Chabot a très bien fait son boulot. Laisser parler librement le représentant de l'UMP, couper constamment ses opposants , accorder d'avantage de parole aux petits favoris du président , invectiver la représentante du FN. Du travail de pro de journaliste de service public». Bobedon suggère à Arlette Chabot de se concentrer sur ses activités de chef des informations : « Le concept de l'émission est parfait, mais, de grâce, laissez la gestion des débats à un journaliste capable de les gérer! On se croirait dans la cour de récréation de la maternelle ! ».
Abcd72 met les pieds dans le plat : « Madame Chabot je viens de regarder votre émission sur l'Europe, je vous suggère de démissionner pour laisser votre place à une personne plus compétentes, aujourd'hui vous êtes complètement « has been », incapable de poser les bonnes questions, incapable de laisser répondre vos invités sans leur couper la parole, incapable de faire vivre un débat instructif (…) ». Le sénateur Jean-Luc Mélenchon a, lui aussi, clairement mis en cause la journaliste de France 2 : « Le service public de l'audiovisuel se comporte d'une manière indigne depuis le début de la campagne » a-t-il déclaré sur RMC. Il a accusé la journaliste Arlette Chabot, qui était « comme une boule dans un flipper », d'avoir organisé le débat de telle manière qu'il a tourné à « la foire d'empoigne ». « On a donné la part belle aux grandes formations: nous, on nous a mis derrière le rideau parce que, nous, on est les pauvres, on vient pour le café, parce que les têtes d'oeuf du coin ont décidé que nous on était les petits », a-t-il lancé. Les sondages créditent chaque petite formation d'un score ridicule, donc les chaines de télévision ne les invitent pas et ils restent éternellement dans la catégorie des petits candidats. Un système qui convient parfaitement aux partis en place. C'est bien là l'essentiel. Que rien ne bouge.
Régis Soubrouillard in Marianne2.fr








