Hommage au Maître, mort il y a 20 ans jour pour jour.

Je me souviens que c'est un ami du lycée ( Clément Landais, devenu musicien également, mais professionnel ) qui m'avait appris la nouvelle lors d'un inter cours. Comme ses parents habitent près du lycée, à l'heure du midi nous étions allé chez lui écouter un peu de la musique du génie disparu.

Puis, je décidais de marquer ce jour d'une pierre blanche : j'allais acheter un album ( "Bunrt Weeny Sandwich", qui est donc pour moi très précieux ) et je ne retournais pas en cours. Je me promenais en ville, je prenais un café avec mes amis après leurs cours, et je rentrais écouter mon nouvel album. Et là, une sorte de révélation, je ne sais pas pourquoi, mais en écoutant l'album je me disais "j'aurai un enfant un jour".

J'avais 18 ans, j'en ai 38, Zappa est mort, et je n'aurai jamais d'enfant...

Un album qui vaut surtout pour ses expérimentations classico-débiles de première face ( "Igor's Boogie", "Holiday in Berlin" ), les solos tellement riches du bonhomme, le très beau thème au piano avec jeu de mot "Aybe Sea", et surtout le titre-phare "The Little House I used to live in" et son mythique solo de violon improvisé par Don Harris. Les pastiches ouvrant et refremant l'album étant fortement dispensables, mais tellement représentatifs des concerts des Mothers à cette époque 68-71.