Body Double – Brian De PALMA - 1984
C'est à se pisser de rire de débilité et de ridicule. C'est nullissime. Rien ne se tient, tout est faux, tout est too much. Un vrai navet. Clins d'oeil hitchcockiens en pagaille, Mélanie Griffith en tête, mais rien que de l'artifice. Non, c'est définitivement trop pour moi.
Sinon, une Deborah Sheldon, beauté typiquement hollywoodienne des années 80.
2/20

La Joconde dévoilée – Documentaire de Klaus STEINDL - 2012
Passionnant. Si la thèse s'avère juste, et j'ai tendance à le croire, elle est aussi plus belle et fascinante.
Sur le sujet, j'aimerais aussi un jour réfléchir et écrire sur ces mouvements de masses, qui font par exemple que "tout le monde" considère que c'est le plus grand tableau de tous les temps, ou fait semblant de le penser, et s'agglutine au Louvre pour le photographier sans le regarder. Qu'est-ce qui fait qu'on donne à penser aux gens, trop paresseux pour le faire par eux-mêmes, et qu'ils gobent tout cru ?
12/20

13 semestres – Frieder WITTICH - 2009
Une jolie petite évocation de l'entrée dans l'âge adulte.
10/20

Le Concert – Radu MIHAILEANU – 2010
Un beau film à la sauce Mihaileanu, humain et farfelu. Le côté humoristique est cependant un peu gonflant à force, un peu trop appuyé, et plombe un peu trop l'histoire et l'intérêt de l'ensemble. Mais, par contre, grosse émotion à la toute fin, avec la scène sublime du concert. C'est la deuxième fois ( après Emmanuelle Béart dans « Un Coeur en hiver » ) que je vois une comédienne interpréter véritablement une violoniste, exercice ô combien difficile. Le travail de Mélanie Laurent sur ce point, en plus de sa grande expressivité habituelle, me laisse encore plus admiratif.
10/20

Parlez-moi de la pluie – Agnès JAOUI – 2008
Le duo a encore écrit des rôles sur mesure, en particulier pour Bacri, en benêt fini, particulièrement savoureux. Des personnages en errance et en quête d'eux-même, qui se croisent et se dévoilent, se redécouvrent. J'aime bien aussi la petite romance muette entre Debbouze et Florence Loiret-Caille. Un bon scénario de cinéma proche de l'humain et des petites choses du quotidien. Une petite musique des âmes et des sentiments, sur fond de pluie et de grisaille existentielle.
10/20

Assassinée – Téléfilm de Thierry BINISTI – 2012
Je n'aimais déjà pas Patricia Kaas chanteuse, alors en tant qu'actrice, j'ai le plaisir de vous annoncer que c'est pire. Il me semble que l'histoire n'avance pas d'un iota pendant une heure. J'ai donc malheureusement dû abandonner tout espoir d'aller jusqu'au bout à l'aide de ma plus grande attention, et je n'ai pas suivi le dénouement. S'il y en avait un.
3/20

10 000 – Roland ELMMERICH - 2008
Un film d'aventures préhistorique, dans lequel plusieurs époques ( les hommes préhistoriques chasseurs de mammouths et les bâtisseurs de pyramides ) et plusieurs lieux ( les sommets enneigés, la jungle, la savane, et les rives du Nil ) coexistent. L'ensemble ressemble du coup à une espèce de BD, c'est du grand spectacle à la Elmmerich quoi. Je m'attendais à m'ennuyer, justement parce que les films préhistoriques ce n'est pas ce que je préfère, et en fait j'ai été agréablement surpris par l'épopée variée et aventureuse, pleine de rebondissements et de découvertes. Mais, au final, ça reste du gros carton-pâte inutile.
7/20

Si j'étais une – Téléfilm de AUBURTIN – 2007
Ma petite Claire Keim est encore allée se fourvoyer dans une guimauve sucrée inutile de plus, avec malentendus et quiproquos pour faire accroire qu'il y a un semblant de scénario. Mais quel charme elle a, nom d'une pipe !
6/20

JCVD – Mabrouk EL MECHRI – 2008
Un film étonnant. Réalisation typique de la jeune écurie Besson qui travaille à l'américaine. Bel usage du filtre sépia, qui renforce encore plus le côté fictionnel et particulier de cet ovni. Quelques plans-séquences sympa, et un monologue assez touchant. Un film qui redore le blason du bonhomme, blessé, et qui permet de faire enfin connaissance.
9/20

Espace détente – BOLLOC'H et SOLO – 2006
Une grosse débilité idiote. Je peux à la limite avoir un peu de sympathie pour la série, sur laquelle je m'endors de temps en temps, mais là non, c'est beaucoup trop recherché pour moi. De plus, j'adore Thierry Frémont, qui est l'un des meilleurs comédiens de sa génération, mais ce film ne l'honore vraiment pas. Il n'honore absolument personne d'ailleurs...
3/20

Un Prophète – Jacques AUDIARD - 2010
Tiens, j'ai une idée. Et si je faisais un film vachement dur qui se passerait en prison, avec un jeune ( un arabe, parce que ça fait plus vrai sans dire que c'est tendance, comme ça je claque le bec direct à Zemmour ) qui s'en prendrait plein la gueule et qui serait obligé de tuer et de manigancer avec tous les mafieux du monde pour survivre. Trop bien. Une surenchère de drames et d'injustices dans la tronche. Sauf qu'à la fin, on tomberait dans l'apologie du crime et du banditisme pour s'en sortir, puisque le « héros » deviendrait le caïd de la prison. Trop fort. Comme ça c'est encore plus violent, plus proche du sordide du réel. Le tout filmé à l'épaule, et avec pleins de temps morts bien chiants, pour faire film d'auteur. P'tain, je suis carrément un génie ! Du coup je peux garder mon chapeau. J'ai trop la classe.
6/20

Trésor – Claude BERRI et François DUPEYRON - 2009
Après plusieurs petits films intimistes réussis ( « La Femme de ménage », « Ensemble, c'est tout » ) de fin de carrière, Claude Berri nous quitte sur une comédie façon téléfilm familial insipide. Belle et courte apparition de Marine Delterme, en célibataire « ouverte ». Comment le héros peut-il lui préférer sa Mathilde Seigner de femme ? Je me le demande encore...
5/20

Le Dindon – Pièce de George FEYDEAU - 2012
Une pièce de boulevard sans grand intérêt, comme le genre l'indique.
2/20

L'amour, c'est la honte – Téléfilm de Bruno BONTZOLAKIS – 2009
Un très beau téléfilm sur l'adolescence, qui sonne très vrai et très juste. On rentre vraiment dans l'intimité de ces jeunes qui sont nos doubles, nos ombres futures. Leur trouble amoureux est le nôtre, ou celui qu'on n'a pas eu. Les premiers émois sexuels éclatent et bouleversent encore davantage, puisqu'on comprend les erreurs et les choix, les motivations des deux amants, à rebours. La division en deux segments narratifs rend les évènements encore plus clairs, et les malentendus encore plus superficiels et nocifs. Une histoire d'amour ne tient qu'à peu de choses lorsqu'elle nait, mais tout incident peut la détruire d'un geste, d'un regard, d'une incompréhension. Et ce film le montre assez bien. La jeune comédienne, Nina Ambard, comme il y a quelques années Emeline Becuwe dans « L'amour au soleil », est très convaincante et très émouvante.
11/20

Moi à ton âge – Téléfilm de Bruno GARCIA - 2012
J'aime bien l'idée. C'est nunuche, mais mignon. Dans le film précédent, il y avait une certaine pesanteur, une gravité, on sentait peser un drame. Là, c'est couleurs flashy et musique rock, insouciance de façade pour téléfilm TF1 familial. Ca fait parfois du bien, mais ce n'est jamais que divertissant. Et il y a des spectateurs qui recherchent autre chose. Bon allez, j'arrête de faire ma mauvaise tête, d'autant que, comme pour « Trésor » l'autre soir, on n'est pas trompé sur la marchandise, on sait parfaitement quel produit on va voir, contrat rempli.
8/20

L'Invité – Laurent BOUHNIK – 2007
Sans doute l'adaptation d'une pièce. Les personnages sont beaucoup trop caricaturaux. Le voisin, Lhermitte, est particulièrement encombrant. Du coup, les effets comiques, trop appuyés, n'amusent pas.
6/20

Last chance for love ( Last chance Harvey ) – Joel HOPKINS - 2009
Un film très élégant. On ne croit pas beaucoup à l'histoire d'amour entre ces deux êtres paumés, on s'identifie encore moins, mais la rencontre n'est pas dénuée de charme. J'aime beaucoup la nuit blanche avec le petit baiser échangé au matin sur une place qu'on croirait italienne.
8/20

Emma – Téléfilm de Alain TASMA – 2011
Une adolescente étrange, dans une famille recomposée étrange, qui passe d'étranges vacances avec un jeune adolescent étrange, et qui en rencontre un autre, non moins étrange. Le tout sur fond de banalité la plus totale, la plus partagée.
Bon okay, alors le Tasma il ne fait que de bons téléfilms. Après « Fracture », sur l'école, celui-ci, sur l'adolescence troublée. Interprétation troublante de Rebecca Marder. Oui, j'adore les films sur l'adolescence. J'y suis toujours.
11/20


Vieux films


Police dans la ville ( Madigan ) – Donald SIEGEL - 1968
Un bon petit polar avec le grand Richard Widmark.
8/20

Le Croque-mort s'en mêle ( The Comedy of Terrors ) – Jacques TOURNEUR – 1964
Une farce grotesque. Tourneur semble se moquer de son film, et du coup ce sont les années 60 et le cinéma de série Z qui font surface. Je perçois à chaque film de plus en plus fortement la barrière entre le cinéma pré-1960 et post-1960. Une jolie Beverly Hills, joli pseudo.
2/20

Cri de terreur – Andrew L. STONE - 1958
Un polar parfaitement rôdé, écrit, joué et réalisé. L'aspect réaliste est particulièrement bien rendu. Formellement, c'est très moderne, on croirait une série actuelle. La petite blonde, Inger Stevens, joue à la perfection. James Mason est quasi inexistant. Mais le suspens et l'ensemble tiennent très bien la route.
11/20
( Un gros micro perche bien visible lorsque Angie Dickinson arrive dans la maison isolée )

Sierra Torride ( Two mules for Sister Sara ) – Donald SIEGEL – 1970
La rencontre entre la nonne prostituée et le cow-boy est sympathique, et permet de bons mots. L'attaque de la garnison est un peu longue et ennuyeuse. En gors, la deuxième partie pâtit. Un petit western. Le « hi-han » dans la musique de Morricone : excellent.
7/20
« C'est vrai que votre beau-père était charpentier » ( puisqu'elle est censée croire en dieu )
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