Je viens d'apprendre la mort de Katerina Golubeva, le mois dernier. Et en cherchant à illustrer ce post, je trouve ce montage-hommage, avec ce préambule :

Le 18 août 2011 j'ai reçu par email le scan d'un article dans Libération. La page entière était scannée et j'ai pu lire, dans la marge, la terrible nouvelle. Pas même une brève, rien qu'une annonce dans le carnet des arrivées et des départs. Un hasard, vraiment. Un horrible malentendu, une affreuse méprise. Un mauvais canular. Je ne connaissais pas Katerina Golubeva, mais il m'arrivait souvent de la croiser, là-haut, à Jourdain, et aussi plus haut, dans ses films. Alors j'ai fait ça dans la nuit, après avoir revu Pola X. J'ai fait ça pour apaiser la terreur qui guette chacun de nos gestes et qui frappe n'importe quand, n'importe où. Au début on entend Julos Beaucarne qui parle de Louise Hélène France, partie trop vite sans doute. À la fin on entend Gérard Depardieu qui évoque une conversation avec Maurice Pialat dont le fils est, peut-être, né trop tard. Trop tôt, trop tard... La faucheuse s'en fout. Elle fauche ; c'est tout.