*RRRrrrr !!! - Alain CHABAT – 2003
Il y a quelques comédies profondément débiles qui tiennent le coup. Et pour moi celle-ci en fait partie. En ce moment, je m'endors souvent avec elle. Ce qui suscite en moi une grande réflexion métaphysique issue d'âges immémoriaux : pourquoi dit-on shampoing ( action de ), et non shampoo ?
« Là, on est au sommet du gouffre »
8/20

Petits meurtres en famille – Téléfilm en 4 épisodes d'Edwin BAILY - 2006
Les deux derniers volets, donc. Un dénouement surprenant, d'autant que je découvre cette histoire après les épisodes tournés ultérieurement. De bons comédiens : Todeschini, Winling, Bunel. Et pour une fois j'aime bien Zylberstein. J'aime bien aussi la petite actrice Liza Manili et son petit air Binoche dans « Mauvais sang ». Bon, par contre, le Diziz la peste machin là, faut qu'il arrête, si ce n'est déjà fait. Un petit détail concernant ce sanglier symbolique tant recherché : ça m'a fait penser à Larcenet et son « sang lié ». Bref, j'ai bien aimé, et je serai devant le nouvel épisode vendredi prochain.
« Nous sommes pressés, nous devons donc aller lentement »
« On dit qu'il faut tuer le père pour grandir, commissaire, qu'est-ce que vous en pensez ? - Qu'on ne tue pas grand monde et qu'on dit beaucoup de conneries »
« Je suis claustrophobe : je ne supporte pas d'être enfermé. Pour vous dire : ce qui me dérange le plus dans l'idée de la mort, c'est pas le fait d'être mort, mais le fait d'être enfermé dans un cercueil. J'ai bien pensé à me faire incinérer, mais les boîtes sont encore plus petites »
10/20

Mère-fille, mode d'emploi – Garry MARSHALL – 2007
On fait un peu le tour des relations mère-fille, avec au coeur de tout cela une jeune adolescente qui vit sa révolte sans limites pour atténuer ses douleurs intimes. Une chronique moins bête qu'on ne pouvait le croire au début, mais qui ne va pas au-delà de son sujet.
7/20

Tonnerre sous les tropiques – Ben STILLER – 2008
Une grosse farce de potache qui parodie « Platoon ». Robert Downey Jr. est absolument génial. Mais franchement, le plus drôle, ce sont les bandes annonces d'introduction, et en particulier « Satan's Alley », que je me permets de soumettre à votre sens de l'humour.
5/20


Les Beaux Mecs – Série de Gilles BANIER - 2010
Le titre, déjà. Ensuite, la construction narrative est bien faite, on a les éléments qu'il faut quand il faut, et le déroulement est très fluide. C'est donc plutôt un bon début. Reste deux épisodes à voir.
« Je ne comprends pas : elle qui a tout eu, elle refuse tout – Ben ouais, et toi qui n'a rien eu, tu veux tout »
9/20

Le Code Leonard - Reportage de Rudij BERGMANN - 2007
C'est toujours passionnant d'être guidé dans l'oeuvre et les méandres secrètes d'un génie. Ici, on décortique notamment les toiles où figure Jean le Baptiste, qui aurait les traits du jeune amant de Vinci. On revient aussi sur l'aspect mystique - proche de l'hérétisme -  de son oeuvre. Et encore d'autres choses, passionnantes donc.



L'Honneur des gladiateurs – Téléfilm de Jorgo PAPAVASSILIOU - 2003
Un téléfilm péplum héritier du film de Ridley Scott, en particulier dans sa débauche d'hémoglobine. Globalement, pas de grands défauts, on rentre dans l'histoire.
8/20

Un Tueur pour cible – Antoine FUQUA - 1997
Tiens bah là c'est pareil : c'est filmé un peu comme dans « Black Rain », avec le synthé de Vangelis dans « Blade Runner ». Avant de s'engager dans le dernier combat, suicidaire, le héros dit « ma mort sera la dernière que j'aurais causé », et ça c'est de la phrase de tueur héroïque.
3/20

L'Enigme de la maison Mantin – Documentaire d'André DARTEVELLE – 2007
C'est intéressant. Plus qu'il n'y paraît de prime abord. Et puis comme ça le vieux documentariste peut rencontrer de belles et jeunes journalistes qui l'aident à faire sa petite enquête... Un jour je ferai pareil tiens...

Crimes à Oxford – Alex De La IGLESIA – 2008
Un film-total : scénario brillant, captivant, surprenant, original, intriguant, sans temps mort et sans grand défaut, avec ce qu'il faut de réflexion, de références scientifiques, philosophiques, et de retournements dramatiques ; réalisation très soignée, bref, le film maîtrisé de bout en bout. J'ai juste eu un peu de mal avec le faux plan-séquence au début, mais à part ça, difficile de résister. Tous les éléments sont là, dans un genre pas très éloigné du « Nom de la Rose » finalement, même si totalement différent. Tiens, pour une fois je ne dirai rien sur la belle actrice brune et ses jolis seins... si ce n'est que son personnage est la seule réponse aux questions que se posent les deux hommes
« Je préfère faire des erreurs plutôt que de ne rien faire, me tromper plutôt que de passer à côté de quelque chose. Il faut parfois juste essayer pour que ça réussisse »
« J'aime beaucoup le violoncelle. Peut-être parce que je n'ai que lui à serrer dans mes bras »
« Les nombres mentent aussi, et la vérité n'est pas mathématique : elle est absurde, confuse, aléatoire, désordonnée et profondément déplaisante »
12/20



Les Sentinelles de l'air – Jonathan FRAKES - 2003
Un film idiot, pour enfants. J'aimais beaucoup la série quand j'étais petit, justement, mais on est très loin de l'esprit originel. Ou en tout cas de mon souvenir.
3/20

Psycho – Gus VAN SANT - 1998
Un remake quasiment plan par plan, le plan d'introduction, la couleur et la masturbation en plus, ainsi que quelques mouvements de caméra plus fluides. Ayant découvert l'original il y a peu, ça ne tient pas la comparaison une seconde, mais au niveau de l'exercice de style, le contrat est rempli.
8/20

Anything else ( La vie et tout le reste ) – Woody ALLEN – 2003
Après quelques années avec un chef op asiatique que je n'aimais pas du tout, et juste avant « Melinda Melinda » qui annonçait le retour du bon Woody Allen ( avec ensuite le sommet «de « Match Point » ), voici un beau petit film photographié magnifiquement par Darius Khondji, où plane le parfum des meilleurs premiers films du bonhomme. La ville, les rencontres amoureuses, l'enchainement de répliques d'anthologie, le psy, les affres de la création, de l'amour, de l'amitié, les brouilles sentimentales, les femmes névrosées, la fragilité masculine, etc. Je croyais l'avoir vu, mais non. Et c'est un bonheur que de suivre cet idiot dans les pièges et les humeurs de Christina Ricci, absolument parfaite pour ce rôle.
« J'ai envie de me suicider, mais j'ai tellement de problèmes que ça ne pourrait pas tous les résoudre »
« Je suis athée, mais j'ai mal pris qu'il prétende qu'Auschwitz était autre chose qu'un parc à thème »
10/20



Vieux films

 

La Pente – Harry BEAUMONT – 1931
Un polar un peu simpliste, et c'est dommage : il y aurait eu de quoi faire plus tragique en n'explorant qu'une seule piste, sans toute cette introduction de comédie. Un bon rôle pour Joan Crawford, qui en effet avait un visage qui pouvait passer de la beauté à une sorte de terreur, et qui servira de modèle à la méchante reine de Blanche-Neige.
8/20

La Pécheresse – Harry BEAUMONT - 1931
Encore un beau rôle pour Joan Crawford, entre le robe légère de danseuse de nuit et la lourde robe de fidèle. Entre l'amour d'un homme et la foi passagère en dieu, pour mieux oublier le premier. Mais un film un peu trop bancal, trop simpliste pour convaincre.
7/20

La Caravane de feu – Burt KENNEDY – 1967
Un petit western sans prétention avec John Wayne et Kirk Douglas qui s'associent pour voler un fourgon blindé.
7/20

La Ronde des Pantins – Clarence BROWN – 1939
Un film divisé en deux parties très inégales. On a beaucoup de peine à rentrer dans l'intrigue, qui n'est ni une véritable histoire d'amour, ni vraiment un film sur la guerre. L'ensemble reste trop théâtral, jusque dans le décor. Reste la très belle prestation de Norma Shearer, qui excelle en pseudo-bourgeoise russe
7/20

La Malle de Singapour – Tay GARNETT – 1935
Un petit film d'aventures exotiques mâtiné d'amourettes, peu attrayant.
5/20

La Clef sous la porte – George SIDNEY - 1950
Une petite histoire d'amour entre Gable et Loretta Young, plutôt niaise.
« C'est une avocate, elle s'en tirera bien avec quelques salades »
6/20

Pour plaire à sa belle – Clarence BROWN – 1950
Ouais, un film sur un pilote de course. Sauf qu'à la place de Tom Cruise c'est Clark Gable. Trop bien... En plus, je crois que j'aime Barbara Stanwyck encore moins que Gable. Et j'avais l'impression que le film datait des années 30.
« On n'est personne tant qu'on n'est pas aimé »
5/20

Minnie et Moskowitz – John CASSAVETES – 1971
Cela m'a toujours amusé chez Cassavetes cette incapacité des personnages à être simples, des femmes à ne pas être hystériques, des hommes à comprendre les femmes. Ces sautes d'humeur incessantes, cette surenchère de tensions permanente, de violences sous-jacentes. Cette inaptitude au bonheur, un peu trop factice pour m'emporter totalement, cette volonté de noircir le tableau, même quand il n'y a pas vraiment matière, comme ici. Ca en devient ridicule. Mais bon, soit, c'est ce qu'il aimait filmer, et puis comme il n'y aurait pas d'histoire, fallait bien trouver quelque chose. J'avais en tête depuis des années que c'était l'unique comédie de Cassavetes, eh ben même pas. Je suis déçu. Il y a pourtant un charme certain, et on voudrait qu'il emporte tout et fasse vaciller le film vers plus de légèreté, mais non. Du coup, ce n'est pas sombre non plus, et je ne crois pas en leur histoire d'amour. Ce sera donc une note d'exercice loupé, porté cependant par le sourire de Gena Rowlands.
7/20

L'étrange interlude – Robert Z. LEONARD – 1932
Etrange en effet. Je n'avais jamais vu un film de la sorte : il y a tout au long du film des voix off des pensées des protagonistes. Je me demande si c'était vraiment indispensable à l'histoire, et si ça ne ralentit pas un peu trop une fresque déjà bien lente et longue. Nous avons donc une femme ( très belle interprétation de Norma Shearer ) au centre de toutes les passions, aimée par trois hommes, mais qui est dans l'impossibilité de vivre l'amour de sa vie. Mensonges, secrets, paternité cachée, on a un peu tout le champ lexical de l'amour sur une vie. Je reste mitigé entre deux avis sur ce film inégal, mais disons pour l'instant que c'est un film étrange.
« On ne peut expérimenter avec la vie. Mais si on le fait, il faut aller jusqu'au bout »
9/20

Les Inconnus dans la ville – Richard FLEISCHER – 1955
Il y a plus de mise en place et d'introduction des personnages que d'action en elle-même. Mais c'est bien fait. Il y avait aussi une charmante Virginia Leith.
9/20

Quand siffle la dernière balle – Henry HATHAWAY - 1971
Un beau western moderne et sentimental. Gregory Peck est toujours aussi bon, et l'histoire avec la petite fille est très jolie. Quant à la « traque à double sens » et la trame principale, on sent trop qu'elle est secondaire pour se passionner, mais ça ne gâche pas l'ensemble pour autant.
10/20

La Règle du jeu – Jean RENOIR – 1939
J'ai failli lâcher prise dès le début. Mais la seconde partie est finalement très intéressante. On sent comme une menace poindre en parallèle, sous ses airs de comédie badine et ses marivaudages bourgeois. En fait, plus on avance, plus le film gagne en qualité, esthétique et narrative. Plus on creuse, plus il y a de profondeur. Plus les failles apparaissent. Mais avec une tonalité qui demeure assez statique, jusque dans le final, où le drame incarne l'injustice, et sera masqué par souci du paraître. Peut-être devrai-je le revoir dans quelques mois.
« Le mensonge est un manteau bien lourd à porter »
« Sur cette terre il y a quelque chose d'effroyable : c'est que tout le monde a ses raisons »
Avant de dire que son mari est son amant : « Je vais tout lui dire. Ca m'ennuie de souffrir seule. J'ai l'impression qu'en bande ce sera moins ennuyeux »
10/20



Papa, maman, la bonne et moi – Jean-Paul Le CHANOIS – 1954
C'est mignon sans plus. J'y vois d'une certaine manière les prémices aux premiers Truffaut avec Doinel adulte, mais totalement ancré dans les années 50. Une photographie de l'époque, donc.
8/20

Never let me go – Delmer DAVES – 1952
C'est pas mal, mais c'est quand même assez pauvre. On pourrait avoir une grande histoire d'amour, sur fond d'explication de texte de la Guerre Froide, ou tout du moins des différences entre l'Est et l'Ouest, le capitalisme et le communisme. Mais non, un début d'histoire pendant lequel on peut admirer Gene Tierney ( qui est éternellement magnifique et en plus joue très bien la danseuse passionnée avec un faux accent russe ), puis très vite une longue entreprise de retour à Tallinn, pour la retrouver. Mais ça rend le film beaucoup trop inégal dans sa construction, et donc plutôt plat. La présence éphémère de Gene rapporte néanmoins quelques points.
8/20