Chasse_garderJe suis toujours sidéré de voir à quel point le féminin est oublié en orthographe ( entre autres tracas dus à ce domaine trop méconnu de nos jours ), notamment par les femmes elles-mêmes, qui, par excès de patriarcat dans nos sociétés, n‘ont jamais cru bon distinguer leur vocabulaire de celui des hommes, qui règne en maître, et donc nous entraîne inéluctablement dans des pièges de la langue française, avant d‘autres drames. Moi-même, je n’ai eu conscience de ces lacunes, et de mes lacunes en la matière, que très tardivement, et aujourd’hui j’essaie de réhabiliter le féminin dans le langage courant, mais qu’y puis-je ? Il ne se passe pas un jour sans que j’entende des expressions dévoyées par la simplification de l’oralité ( je ne parle même pas de l'écrit ), par la transmission des mauvaises habitudes, avec leurs lots de contournements et d’omissions, sans que plus personne n'y prête attention. C'est si peu de choses finalement, donc on peut s'en contreficher, comme de tout le reste. Je ne vais pas les relever toutes ici, mais j’aimerais tant que les gens - et parmi eux des journalistes, des écrivains, ou des personnes publiques - apprennent à respecter un tant soit peu quelques notions élémentaires. Ce serait merveilleux si la parité pouvait  dans un premier temps s’établir de manière plus stable dans notre façon de nous exprimer et de nous faire comprendre, dans ce premier partage basique. Ce ne me semble pas être un caprice un peu élitiste. Je crois plutôt que c’est la moindre des choses. Comme pour de nombreux autres domaines, j’en appelle donc au respect du féminin, de la féminité et des formes féminines dans l'emploi de notre belle langue française.