Je ne voulais pas y aller, mais je n’ai pas la force de résister : je vais au rendez-vous de 17h. Quand j’y réfléchis, cette histoire ne me fait que du mal, et c’est idiot. Avant, je passais du temps avec une amie, aujourd’hui je suis monstrueusement jaloux et dégoûté de son peu d’attention envers moi, alors que je ne suis même pas amoureux d’elle. C’est un sentiment très étrange qui s’empare de moi, un mélange de malaise, de tristesse, en plus des questions que je me pose quant à mon devenir. Enfin… Elle est seule. On va s’asseoir dans les Jardins de Saint Ouen, au soleil. Une heure. Une heure de silence.
Le soir, on va chez elle, après la fermeture du bar, avec quelques amis. Tout le monde s’en va au fur et à mesure. Je pars le dernier, mais je réalise sur le chemin que j’aurais pu rester, que ça ne l’aurait sans doute pas dérangée, même si elle n’a rien dit pour me retenir. Ca me réconforte parfois de savoir que je suis proche d’elle, qu’on se connaît depuis longtemps et que les autres ne font que passer, que j’aurai une petite place dans ses souvenirs.