828179_1014214La levée de l'interdiction de fumer pour certains établissements suisses m'évoque une petite réflexion.
Imaginons que notre nabotléon aille dans un resto avec ses amis, par exemple ses sept ministres préférés. Pas le resto de base où pleins d'inconnus te regardent bouffer, mais plutôt le truc bling-bling hyper chic, avec salles privées et tout. Déjà pour l'apéro ça devrait être dur de se retenir, mais bon, imaginons qu'il tienne. On en vient donc au digestif, et là, notre brave président nous sort son bon gros cigare. Et les convives de l'imiter, avec leurs petites cigarettes de femmes et leurs gros cigares d'hommes.
J'aimerais bien savoir qui va interdire notre nabotléon de fumer son cigare, qui va empêcher tous ces ministres de fumer leurs petites clopes ?
Qui va aller leur demander gentiment de sortir de l'établissement, qui va venir interrompre leur réunion et oser passer les gardes du corps pour faire prévaloir la loi ? Quel fonctionnaire va leur infliger une amende, quel policier zélé va les inculper pour fumage ?
Non, ils sont au-dessus des lois, et cet exemple n'est qu'un détail. Car il faut bien se dire que cette situation leur arrive quotidiennement.
Il y a donc une France à deux vitesses : celle qui fume bien au chaud dans les grands restaurants, et celle qui fulmine intérieurement, tout en fumant sa clope à l'extérieur, dans le froid...