L’été continue donc sans toi…
Tu es partie, et ma vie reprend son cours normal. Je fais comme depuis des mois : je traine au bar, où je passe mes soirées entières, dans l’espoir que quelque chose m’arrive. Depuis des années, ma vie ne ressemble plus à grand chose. J’ai abandonné mes études et persiste à croire que la musique – ou l’écriture – fera de moi un artiste. Une seule et unique pensée m’obsède jour et nuit : avant toute chose, j’attends un hypothétique bonheur, une rencontre éventuelle, quelqu’un pour qui j’existerais… Je n’aspire qu’à un amour enfin partagé…
Je te raconte tout cela pour que tu voies qui je suis vraiment. Pour que tu saches dans quel état j’étais avant toi… ce qu’était ma vie avant que tu la remplisses… En fait, jusqu’ici, je n’ai fait qu’aimer des filles qui m’ignoraient, ou qui jouaient de cet avantage qu’elles avaient sur moi. Or, depuis toujours, l’amour est pour moi la seule raison d’être, et je me morfonds d’histoire ratée en histoire impossible, de rêve en rêve, assez misérablement je l’avoue, espérant qu’un jour l’une d’elle saura voir ma vraie nature, l’amour immense que j’ai à donner, à partager. A vingt et un ans, je ne suis encore jamais sorti avec une fille. Pas étonnant que je recherche l’amour dans chacune de mes rencontres…
Mais je me sens plus libre désormais, car tu es là, dans mes pensées, tu m’accompagnes où que j’aille. Je suis persuadé que tu penses à moi, où que tu sois, et que toi aussi tu me considères comme quelqu’un qui compte… alors qu’on ne se connaît pas. C’est étrange, mais je sais qu’il y a quelque chose entre nous de très fort, et que ça va rester…