bush_wantedJe me demande pourquoi on doit subir continuellement ces raccourcis faciles et récurrents - tellement faciles qu'ils excluent toute réponse sensée. Je veux parler de ce que j'appelle le syndrome Meyssan ; des qualificatifs "conspirationniste" ou "adeptes du complot" par exemple. Ces termes renferment tous les amalgames permis, puisqu'ils induisent une erreur dont seule la personne visée se rendrait coupable. Mais quelle hauteur de vue supérieure et quelle vérité innée permettent à certains d'affirmer que l'on se trompe lorsqu'on dit que l'administration Bush est impliquée dans le 11 Septembre ? Pourquoi chercher à rabaisser l'autre absolument, alors qu'il n'y a qu'un questionnement fondamental ? Pourquoi affubler de tels sobriquets ceux qui cherchent le vrai, sinon pour tenter de décrédibiliser leurs thèses ? Tous les complots ne se ressemblent pas, mais pourquoi chercher à les ridiculiser dès qu'ils nous échappent ? Je ne vais pas à tout bout de champ affirmer qu'il y a complot : par exemple, je ne pense pas comme mes voisins que Coluche ait été assassiné, pas plus que Balavoine, ou Edern-Hallier ( encore que ), je ne vois pas le mal partout. Mais je m'intéresse aux affaires de ce type, parce que je veux savoir ce qu'on ne nous dit pas. Je n'attribue pas tout à des forces occultes et mystérieuses. La plupart oeuvrent de toute façon de manière éhonteusement affichée depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Il y a parfois des doutes concernant certains évènements, mais pour d'autres il  a aussi des preuves tangibles susceptibles de générer une saine suspicion, voire l'exigence légitime d'obtenir des réponses. Il règne une propension facile et gratuite à déconsidérer celui qui ne pense pas comme la masse, qui cherche à creuser par lui-même, à l'encontre des idées établies par les pouvoirs. Et bien souvent l'ignorance et le manque de données induisent dans l'erreur ceux qui voudraient me condamner d'office, parce que selon eux le discours ambiant est le seul qui vaille. Cela se vérifie dès qu'on entre dans les détails, et que je m'aperçois qu'ils ne font que répéter ce qu'on leur enfonce quotidiennement et insidieusement dans le crâne. Et ça m'exaspère. Je ne détiens pas de vérités absolues non plus, mais des certitudes appuyées par des faits, qui ne demandent qu'à être démontées. Or, on empêche les gens de penser par eux-mêmes, on les calibre pour qu'ils rentrent dans le moule et se conforment à l'uniformité. A toutes les uniformités, pourvu qu'elles soient dans le sens des dirigeants et leurs desseins.

sarko_moutonsCes quelques considérations sur le silence autour du 11 Septembre ou d'autres questions qui me taraudent ( je reparlerai sans doute bientôt de Jésus et des Evangiles ) rejoignent aussi quelques silences plus proches de nous. Le silence assourdissant dans lequel notre nabotléon nage et rame tout à son aise, qui lui donne toute latitude pour s'enfoncer toujours davantage dans sa politique ploutocrate et oligarchique, dans sa dérive monarchique et despotique.
Je voudrais revenir rapidement sur les types de gouvernement que notre nabotléon accumule ostensiblement depuis un an :
- La ploutocratie consiste en un système de gouvernement où l'argent constitue la base principale du pouvoir.
Il n'y a qu'à regarder qui sont les amis de notre président, quelles sont ses ambitions d'après quinquennat, quel est son métier originel, celui de ses ministres...
- L'oligarchie est une forme de gouvernement dans laquelle la plupart des pouvoirs sont détenus par une petite partie de la société ( typiquement la plus puissante, que ce soit par richesse, force militaire, cruauté ou influence politique ).
On rejoint le point précédent. On vit dans un pays où les pouvoirs sont détenus par les financiers et où le président leur fait la courbette, car il fait partie de la même "élite".
- Le despotisme est une forme de gouvernement où l'autorité est confiée à une seule personne, soit un individu qui règne avec un pouvoir politique absolu, et de manière abusive au regard des lois. Le despotisme implique une certaine tyrannie.
Contourner les lois et les transgresser : il n'y a qu'à regarder le projet de modification ( personne ne dit "amélioration" ) des Institutions...
- La monarchie constitutionnelle limite les pouvoirs du monarque par une constitution qui établit par écrit des lois fondamentales prévoyant une séparation des pouvoirs. Il est souvent admis, lorsque l'État est menacé par une guerre étrangère ou civile, qu'une loi martiale lui donne provisoirement tous les pouvoirs : la monarchie devient alors, au sens antique, une tyrannie.
C'est à ce titre que je qualifierais notre nabotléon de roi de l'information, ou de la désinformation, à en juger par son but avoué de détenir tous les médias. Quant au terme de "monarchie élective" de Laurent Joffrin, inutile de dire qu'il est dans le vrai, jusque dans la réponse de son interlocuteur.

Bref, qu'on soit un mouton qui suit ou un mouton qui marche à reculons, nous sommes tous voués à assister au désastre sans pouvoir réagir.