Je vais coller tous mes poèmes, dans l'ordre chronologique, au fur et à mesure.
Les poèmes intéressants ( selon moi ) arriveront donc beaucoup plus tard.

Là, j'avais dix-sept ans, je ne pouvais pas échapper à la lourdeur des débuts.
Ce texte, je l'ai écrit le jour de l'incinération de Cyril Collard au Père-Lachaise, à laquelle je m'étais rendu.

CollardVenin

Sur tes amours en flammes dans un désert humide
Tels un obscur mirage, un voile sur l'éternel,
Volent des voleurs d'âmes, obsédants et avides,
Qui cachent le visage envoûtant du soleil

Leur rumeur s'étend rapidement dans les cieux
Eclipse tes espoirs et tes rêves d'ailleurs
Verse des écumes de néant dans tes yeux
Et assombrit la lumière dense de ton cœur

Tu sens une chaleur qui consume ton sang
Qui serpente ton corps inexorablement
Tu tombes goutte à goutte mais tu ravales ta rage

Et l'encre maladive t'inspire une image :
Dans une mer d'oubli
                            Le soleil s'éternise
          Et une ombre envahie
                            Par les larmes
                    Se brise.

Mars1993