1137496652_smallLe Carlyle Group, qui gère la fortune des familles Bush et Ben Laden, a décidé de créer un service financier particulier destiné à placer les excédents de pétro-dollars de fonds souverains, principalement ceux du Koweït et de Singapour. Pour diriger ce service, le directeur honoraire de Carlyle, Franck Carlucci, a conseillé le recrutement du 5ème noueur de deals le plus important de Wall Street : Pierre-Olivier Sarkozy, le demi-frère américain du président de la République française. Il aurait réalisé en 2007 des opérations pour un montant total de 514 milliards de dollars. Il s’est illustré dans plusieurs rachats d’envergure, notamment celui de l’émetteur de cartes de crédit MBNA par Bank of America en 2006 ( 35 milliards de dollars ), ou celui de Sallie Mae par un consortium de banques et de sociétés de capital-investissement ( 25 milliards ). Il a aussi conseillé ABN Amro et Barclays dans leur fusion. "Oliver" Sarkozy avait organisé la rencontre entre le président Bush et son demi-frère lorsque celui-ci n’était encore que ministre de l’Intérieur. Christine de Nagay, deuxième épouse de Pal Sarkozy de Nagy-Bocsa et mère d'Oliver Sarkozy, s’est remariée avec Franck Wisner, diplomate qui dans les années 50 avait engagé Frank Carlucci au département des opérations de la CIA.

Quelques précisions sur le Groupe Carlyle : Le 11 septembre 2001, le Carlyle Group tient sa conférence internationale annuelle pour les investisseurs à l’hôtel Ritz Carlton de Washington. Frank Carlucci, ancien directeur de la CIA et secrétaire à la Défense américain, James Baker III, David Rubenstein, William Conway et Dan D’Aniello ont convié une galerie d’anciens dirigeants venus des quatre coins de la planète, d’anciens experts en question militaires, de riches Arabes venus du Proche-Orient et plusieurs investisseurs internationaux majeurs, qui peuvent ainsi assister aux attaques terroristes sur écran géant. Parmi les personnalités, on trouve notamment Shafiq Ben Laden, officiellement « brouillé » avec son frère Oussama, et George Bush père, ancien directeur de la CIA et ancien président des États-Unis. Ce dernier aurait, d’après le porte-parole de Carlyle, quitté la convention peu avant les attentats, et se serait trouvé dans un avion au-dessus du Midwest lorsque fût ordonnée l’interdiction de décoller à tout appareil sur le sol états-unien. Le seul avion quittant le sol des Etats-Unis le 12 septembre contenait d'ailleurs en son bord la famille Ben Laden, qui rentrait chez elle, alors qu'Oussama était devenu depuis la veille "l'ennemi mondial" numéro 1...

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La proximité des noms Bush et Ben Laden en ce jour précis frappe les consciences, et révèle Carlyle au grand public. La proximité de Carlyle avec la Maison Blanche, conjuguée au fait que le groupe possède des intérêts dans l'industrie de l'armement, provoque bon nombre de controverses. Le cinéaste Michael Moore l'a notamment dénoncé dans son film "Fahrenheit 9/11". Il considère que le Groupe Carlyle profite de manière directe des guerres en Irak et en Afghanistan et indique qu'une partie de ses capitaux était détenue par des Saoudiens, appartenant notamment à la famille d'Oussama Ben Laden, et qui se sont débarrassé de leur participation suite à la révélation de cette situation.

La première conséquence du 11 septembre est un cadeau du ciel pour le Carlyle Group : le Congrès approuve immédiatement le déblocage de 40 milliards de dollars pour la Défense tandis que, dans l’ombre, les membres de l’administration Bush commencent à plancher sur le budget 2002 du Pentagone qui prévoit une hausse de 33 milliards de dollars. Des décisions qui ont pour conséquence de rendre les partenaires de Carlyle extrêmement riches. Le projet jusque là vivement controversé du Crusader, la super-arme états-unienne, est adopté sans opposition. Un projet vivement défendu par Carlyle, puisque réalisé par United Defense, une société détenue par le fonds états-unien. Ses dirigeants profitent d’ailleurs de ces décisions pour nationaliser United Defense, en décembre 2001, empochant au passage 237 millions de dollars.

La trop grande proximité du groupe d’investissement avec la Maison-Blanche et les lieux de pouvoir mondiaux n’est pas une nouvelle. En revanche, si les membres sont souvent d’anciens dirigeants de pays ou d’organismes internationaux, le débauchage de proches de présidents semble assez nouveau et confirme les mœurs du président français en matière de séparation des pouvoirs et d’utilisation de l’influence politique pour des bénéfices privés. Enfin, il est notable que, hormis quelques courtes ( et discrètes ) dépêches, aucun grand quotidien français ne semble estimer l’importance d’une telle information.