Samedi 22

Le soir, je vais en ville avec Laura. Je passe à la librairie, où je discute avec Fred et Olivier, puis je la rejoins au Murphy's, où il y a Allison, Cédric, Marie, Fabien et Carolina. J'envoie un texto à Alice « Je suis en ville, j'ai pris le vélo, j'attends de tes nouvelles ». 18h51 « On va sortir après le dîner. Je sais pas où on va. Je te tiens au courant ». Les autres vont au resto. Je vais au Morrison, puis aux Trois Pièces, où je tombe sur Charlotte et son ami Ludovic, très sympa. Ensuite, je rejoins Lise, Eric, Milou et Juliette au O'Kallaghan's, où il y a le groupe de Baptiste qui joue. Je discute avec Rachel, la petite chanteuse, puis avec le batteur. Je motive Lise pour qu'elle aille discuter avec Baptiste, lorsque je reçois un texto d'Alice 23h « Je suis au Captain ». Je décolle aussitôt 23h « J'arrive ».
Elle est là, à l'entrée, à discuter avec un certain Thibault, qui me regarde de travers, bref, je vais dire bonjour aux amis, il y a un concert très sympa, puis je m'installe derrière eux. Elle me regarde, puis vient discuter avec moi. Et je crois qu'on passe les deux heures suivantes à discuter tous les deux, yeux dans les yeux. Moment intense, je sens qu'il y a vraiment quelque chose entre nous et que quelque chose de beau va advenir. Elle trouve que je suis un « beau parleur », un « charmeur ». Je lui caresse la joue. Elle dit que c'est ce qui l'a le plus marquée : ma douceur.
Elle écrit sur mon carnet "En mon premier jour de maturité financière, je m'engage à inviter monsieur Kali Laurent le Franc au restaurant qu'il désire". Elle dit ( pour rire ) que je ne pourrais l'embrasser que si je lui paie une pinte. Ce que je m'empresse de faire aussitôt...

Dimanche 23

On discute longtemps, mais c'est bizarre, comme la première fois on ne parle pas vraiment de nos vies quotidiennes, de ses études ( un peu quand même ), ou de mon éventuel boulot, non, on ne parle que de nous comme si on savait pertinemment qu'on allait sortir ensemble ce soir et qu'il n'y avait que cela qui comptait, cet échange éventuel, cette sensualité à venir. C'est très étrange, et très agréable. Je me laisse aller, je me laisse griser par l'alcool et le regard qu'elle me rend, qui semble répondre à ce que le mien lui déclare en silence.
After chez Fafa. Comme il allait me jarter, elle lui demande pour que je reste. Je me mets sur le bord du lit, et elle s'assied à côté de moi. Je prends des photos. Je me tourne vers elle et je pose ma main sur sa cuisse, puis je la prends par la taille, je lui caresse le bas du dos, alors qu'elle discute encore avec Thibault. Elle accepte ma main, et la prend dans la sienne. Bon, ça a l'air d'être plutôt des signes favorables tout ça, je savoure ces instants sans chercher à les précipiter, j'attends de voir ses réactions, ce qu'elle va faire. Juliette vient s'asseoir près de nous. Je lui demande ce qu'elle pense d'Alice ( dont je lui ai parlé ces derniers jours, et au Kallaghan's ), elle la trouve très belle. On monte ensuite au Bateau, avec Philou. Il fait froid, je lui prête mon bonnet. Je vais poser mon vélo dans la ruelle d'en face, un petit passage sombre où j'ai l'habitude de le mettre. Elle m'a suivi, dans l'obscurité. Je reviens sur mes pas, vers elle, et je l'embrasse. Elle sourit. On s'embrasse. C'est réel. Je n'ai pas vécu de moment aussi beau depuis longtemps.
Dans le bar, on s'embrasse, on discute, je suis bien. Elle est belle et me plaît terriblement. Quand le bar ferme on suit Raf, Camille et Philou chez François, qui n'est pas là, dans la rue au-dessous de la Croix de Pierre. On s'embrasse dans le couloir. Puis ils vont à une soirée place du Lieutenant Aubert, chez Damien, dans un appart que je connais déjà : une amie y vivait il y a quelques années. Dans les toilettes, il y a « Le Prophète » de Khalil Gibran, je lui dis que j'adore ce livre, et je lui lis l'extrait que j'ai mis en exergue de mon roman. La soirée est naze, ça nous gave, on n'a qu'une envie : se retrouver tous les deux. Elle demande la clef de chez Cyril, et on y va.

C'est juste au coin de la ruelle qui donne sur la rue St Vivien, que je prenais pour aller au Lycée. On s'embrasse, et on se met sur le canapé du salon. Elle est très pudique, elle se cache les seins, c'est très étonnant, et quelque part ça me rassure, je la pensais plus libre, plus « aventureuse », mais c'est très touchant. Elle a ses règles, on ne peut pas faire l'amour. Mais au moins, comme je le lui avait proposé il y a un mois, on passe la nuit ensemble sans rien faire. Et c'est magnifique. On s'embrasse, on se caresse, on se sert, elle est magnifique, et je sens que je vais adorer faire l'amour avec elle, elle a une sensualité extraordinaire, et avec ses cheveux détachés, je suis devant le visage de l'amour.

Photo_0110Raf, Camille et Philou rentrent environ deux heures plus tard. Mais Raf pète un plomb et ils s'en vont. Philou dort dans la chambre, où on a fait un saut juste avant qu'ils sonnent, et où on aurait nettement mieux dormi, mais bon. D'ailleurs elle finit par s'endormir, et je finis par être viré du « lit ». Je ne dors pas. Je la prends en photo pendant son sommeil. Je l'admire et j'attends. Je la réveille vers 11h, car elle m'avait dit qu'elle mangeait tous les dimanche chez ses grands parents. On reste encore deux heures à s'embrasser, à se découvrir.


Puis Philou se réveille. Raf et Camille viennent les chercher vers 13h. On se quitte, et c'est bizarre, j'ai l'impression qu'elle ne voulait pas me parler, que quelque chose était rompu. Je rentre. Sur la route, je m'arrête pour prendre un café seul au Palais de la Bière, histoire de faire un clin d'oeil à la situation. Puis je dors jusqu'à 18h. Le soir, je poste un billet d'humeur sur mon blog, puis je lui envoie « J'ai adoré cette nuit passée avec toi ». Elle me répond  « Soirée un peu chaotique mais j'ai bien apprécié aussi. Bonne soirée à toi ». Un peu bizarre comme message. Mais si elle a apprécié, après tout, c'est déjà pas si mal...

Lundi 24

Je ne me souviens plus trop, mais j'ai dû lui envoyer un « bonjour » en fin d'après midi, auquel elle répond « C à cette heure qu'on se lève! Sinon ça va être dur de se voir aujourd'hui. Demain si ça te dit ? »
Le soir, je vais au réveillon chez Martine avec Laura. Il y a Roseline, Delphine, Sébastien, Mélanie, Erzou, Louis, puis Elodie, Max et mon Noé d'amour. Avant le repas, je sors fumer une clope et je discute avec Lise, dont les parents habitent en face. Je lui dis que j'ai gagné le pari ridicule qu'on avait lancé pour plaisanter : je suis sorti avec Alice avant qu'elle ne sorte avec Baptiste. D'ailleurs elle est dégoûtée de sa soirée de samedi. Pas moi... c'était ma plus belle soirée depuis très longtemps. Réveillon. Je me fais un peu chier. Je ne pense qu'à elle, qu'à Alice, à ces moments passés avec elle, à ceux à venir.
En fin de soirée, j'offre une boîte de préservatifs à Laura, qui le prend bien ( j'hésitais un peu, j'avais peur qu'elle le prenne mal ) et je lui dis que j'en ai acheté une pour moi aussi, mais que je m'en suis servi ( je mens, mais c'est pour lui révéler l'existence d'Alice ). On en parle un peu, elle semble heureuse pour moi. D'ailleurs, j'aurais bien aimé recevoir un message d'elle, mais bon... elle n'a pas l'air très expansive... si je veux quelque chose – comme pour le premier baiser – je crois que ce sera à moi d'aller le chercher. Mais dans la mesure où elle y répondra favorablement, pourquoi pas ?