Je vais coller tous mes poèmes, dans l'ordre chronologique, au fur et à mesure.
Les poèmes intéressants ( selon moi ) arriveront donc beaucoup plus tard.
Là, j'avais seize ans, je ne pouvais pas échapper à la lourdeur des débuts.

Après cette belle rencontre, j'avais commis deux petits poèmes, puis quelques années plus tard j'en avais fait ma première "chanson". C'est aussi le point de départ de mon roman "Le Voyage à l'envers", où elle est Aurore ( avec d'autres souvenirs et désirs ). Tiens, je mettrai bientôt mes petits récits de mes histoires d'amour d'adolescent.

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Naxos

Une femme au cœur malheureux
Se languit face à l'océan
Ses cheveux aux épis de feu
S'échevellent et se mêlent au vent

Son tendre regard amoureux
Flotte sur le labyrinthe argent
Où de vagues reflets brumeux
Voilent l’ombre blanche qu’elle attend

Et l'écume emplit ses yeux
Murmurant un air accablant
Qui, fait de rêves et de tourments

Dans la mer verse ses adieux
...

Août 1991

Ariane

Chevelure aux éclats fins
Lèvres douces et secrètes
Tes yeux aux reflets marins
Me noient dans l’ivresse muette

J’en émerge pourtant parfois
Pour voir l’or de tes merveilles
Dans le mystère de ta voix
Sous la pierre qui sommeille

Tu es comme une cicatrice
Dans mes iris à l’envers
Eternelle spectatrice

Assise au bord de la mer

Août 1991

L'Eternel Retour   ( Pour écouter la chanson, c'est ici )

Tu es là, silencieuse
Tu regardes le vent
Et la lumière creuse
Tes yeux éblouissants

La mer ne bouge pas
Elle a perdu le temps
Et toi tu restes là
Dans tes sables mouvants

Eternel retour sur la plage
Vers laquelle chaque jour je naufrage

Mon cœur est à marée basse
Des vagues amères l’effacent
Et me remonte ton souvenir
Comme un rêve qui ne peut mourir

Quand j’en émerge malgré moi
A la lisière du sommeil
C’est le mystère de ta voix
Qui s’évanouit à mon oreille

Eternel retour sur la plage
Où est devenu flou ton visage

Dans ta main une lettre
C’est ta vie déchirée
Qui engloutit ton être
Dans l’écume embrumée

Jamais tu ne bougeras
Tes larmes t’ont pétrifiée
Et tu ne me vois pas
Assis là, à tes côtés

Eternel retour sur la plage
Vers laquelle chaque jour je naufrage

Ton cœur est à marée basse
Des vagues amères l’effacent
Et laissent place à ton avenir
Qui n’en finit pas de finir

Dans les draps d’or du lit
Cent fois je t’ai poursuivie
Sans jamais atteindre la grève
Où vont s’échouer tes rêves

Nos cœurs sont à marée basse
Des vagues amères nous effacent
Et sur le rivage des soupirs
Lentement tu viens te blottir

Eternel retour sur la plage
Où est devenue floue ton image

Juillet 1994