Bon, comme la méthode de notre monarque actuel est d'envoyer une fusée par jour pour effacer celle de la veille, je vais tâcher de suivre le rythme.
Le cas échéant, je rapprocherai ses déclarations actuelles de ses plus anciennes ( celles de sa campagne par exemple ), je donnerai l'avis contraire d'une personnalité raisonnable, ou même parfois mon propre avis. Et s'il propose une bonne mesure, s'il fait quelque chose de bien,  je le notifierai aussi ( pour cette dernière option cependant, il se pourrait que le champ reste vierge )

Je reviens dans un premier temps sur l'adoption du fameux "mini-traîté" ( qui est tout sauf simplifié ) de Lisbonne :

"Si l'Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l'Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l'échec. Bien sûr, l'Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple. Si nous croyons au projet Européen comme j'y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire. Si nous n'expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s'étonner du fossé qui risque de s'amplifier chaque jour davantage entre la communauté Européenne et la communauté nationale ?  Je le dis comme je le pense, simplement : je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution Européenne est un acte majeur et d'en tirer la conséquence qu'elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l'on prenne la peine de solliciter directement l'avis des Français."

Ca, c'était en 2004, quand Sarkozy ne trahissait pas encore Sarkozy...
Ce qu'il y a d'ahurissant ( encore que... ), c'est que notre Nabotléon a réussi à s'en féliciter devant la France entière, le 10 Février dernier, prétextant qu'il l'avait promis, et qu'il l'avait fait.
N'y a t-il que moi qui ai vu là plutôt l'aveu de son impuissance ? Au bout de dix mois, ce serait là sa seule réussite ? L'adoption, par le Parlement, d'un traîté exigé par l'UE, qui interdit aux vingt sept états membres de solliciter l'avis du peuple ?
Belle victoire démocratique que ce premier succès sarkozyen.
Il va de soi que j'attends avec impatience le prochain succès.
Avec impatience, mais sans empressement.